Cela ne changera rien à l'affaire d'un FC Metz déjà condamné à la relégation en Ligue 2 mais le club lorrain a récupéré le point qui lui avait été retiré suite à l'affaire Ouaddou. La Commission supérieure d'appel de la Fédération française de football, qui s'était réunie jeudi, a annoncé vendredi qu'elle annulait le retrait d'un point au FC Metz. Dans un communiqué publié sur le site de la Fédération Française de Football, la Commission Supérieure d'Appel a justifié sa décision et sa clémence envers la formation de Carlo Molinari. "A la lumière des éléments du dossier et de ceux recueillis (...) elle a reconnu des circonstances atténuantes au bénéfice du club messin, lequel avait immédiatement fait le nécessaire pour que le coupable soit déféré à la Justice."
Le président du FC Metz s'est dit "surpris" de cette décision. Sans doute agréablement. Mais il ne compte pas en rester là. Dans un communiqué, Molinari a dévoilé qu'il "ne peut comprendre le maintien du huis clos. Ces deux décisions sont en contradiction." Il compte donc "saisir le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) dans les meilleurs délais, avec l'espoir que l'examen de son dossier lui permettra d'être rétabli dans son bon droit".
Quid du PSG ?
En ce qui concerne le Sporting Club de Bastia, la FFF ne s'est pas montrée aussi indulgente dans l'affaire Kébé 2 puisque deux nouveaux points ont été retirés au classement du club corse alors qu'un match à huis clos avait été requis en première instance. L'argument de la "passivité des dirigeants du club bastiais dans la gestion de l'incident de la banderole" a été mis en avant. Le 22 février dernier, les supporters bastiais avaient déployé une banderole à l'encontre du Burkinabé de Libourne-Saint-Seurin, Boubacar Kébé ( "Kébé, on n'est pas racistes. La preuve, on t'enc..." ). Cet incident venant après les injures racistes du match aller aura donc coûté cher aux Corses.
Ces deux décisions peuvent laisser présager une certaine forme de clémence aux dirigeants parisiens dans l'affaire de la banderole du Stade de France. Si Bastia s'est montré passif après les affaires Kébé, Alain Cayzac et la direction du Paris Saint-Germain ont réagi après l'incident de la finale de la Coupe de la Ligue en condamnant les agissements d'une frange de leurs supporters et en portant plainte contre X pour incitation à la haine ou à la violence. De plus, le club de la capitale a semblé coopérer avec les pouvoirs publics. En effet, le PSG n'avait pas attendu la décision du ministère de l'Intérieur et la dissolution des Boulogne Boys pour les interdire d'accès au local qui leur était jusqu'ici réservé au Parc des Princes.
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