Football - Ligue 1
11/04/2008 - 14:00Bontin : "Un président omniprésent"

Le nouveau président de Monaco, Jérôme de Bontin, proche du prince Albert, a affirmé son intention d'être "omniprésent". Nommé en remplacement de Michel Pastor, il assure que Ricardo sera "là pour de nombreuses années" et annoncé l'arrivée de "partenaires
JEROME DE BONTIN, pourquoi avez-vous pris la présidence du club ?
J.D.B. : Le prince Albert m'a demandé de prendre la présidence voici deux jours. J'ai répondu sans hésitation, avec honneur et enthousiasme. C'est la réalisation d'un rêve de jeune homme et le début d'une aventure.
Comment avez-vous connu le prince Albert ?
J.D.B. : Sur les bancs du Collège d'Amherst dans le Massachusetts. Nous jouions dans la même équipe. Je le taquinais en lui disant: "un jour, tu me confieras la direction du club". Trente ans plus tard, c'est chose faite! Je m'installe à Monaco avec l'intention d'être un président omniprésent et de m'ingérer dans l'ensemble des affaires du club."
Quelles seront vos orientations ?
J.D.B. : Il me semble impératif de renforcer l'image du club, très forte à l'étranger, et d'en tirer un certain profit. La gestion d'une équipe sportive est en effet une combinaison intelligente du commercial et du sportif. Nous avons ici une tradition de beau jeu. Il faut la maintenir, je m'en porte garant. Le club est un des joyaux de la Principauté. Il doit être l'un de ses principaux ambassadeurs.
Pourquoi Monaco périclite-t-il depuis la finale de Ligue des champions (en 2004) ?
J.D.B. : Le club a connu des périodes difficiles avant cette finale. Nous n'avons pas su prendre le juste virage et mis du temps à réagir à l'arrêt Bosman. Puis des problèmes entre administrateurs nous ont fait prendre du retard.
Quels sont les dossiers urgents ?
J.D.B. : Il me faudra quelques semaines pour y répondre. Il faut doter l'entreprise des moyens nécessaires à l'élite. Il ne s'agit pas que d'argent. Michel Pastor a été généreux, engagé et nous a permis de maintenir nos budgets. A terme, il est important de nous associer à des partenaires commerciaux. Dans le monde anglo-saxon, il y a des exemples pertinents qui pourraient s'appliquer.
C'est-à-dire ?
J.D.B. : Il faut exporter Monaco. A ce titre, Alan Rothenberg (ex-président de la Fédération américaine de football, ex-directeur général du comité d'organisation du Mondial-1994 et fondateur de la MLS, ndlr) va entrer au conseil d'administration. Une partie du développement portera sur son activité internationale. Il y a une short list d'une demi-douzaine de noms de partenaires potentiels. C'est une réflexion stratégique à long terme. On devrait être en mesure de trouver une alchimie, sans devoir tripler notre budget.
La Société des Bains de Mer (SBM) va-t-elle entrer dans le capital ?
J.D.B. : On a réussi à convaincre la SBM d'être sponsor. On débat de son entrée au capital, mais aucune décision n'a été prise.
Quel est le futur de Ricardo ?
J.D.B. : Je l'ai rencontré hier soir, j'ai toute raison de penser qu'il sera là de nombreuses années. J'espère aussi que l'effectif connaîtra moins de changements que ces dernières années. Dans la durée, cette pérennité est importante.
Craignez-vous la descente ?
J.D.B. : Voici six ans, je faisais partie du petit nombre pensant que nous devions laisser la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion, ndlr) nous rétrograder. Les évènements m'ont donné tort. Aujourd'hui, la situation est plus saine. On a l'effectif et l'encadrement pour terminer dans les dix premiers. C'est ce que j'ai dit aux joueurs, sachant que chaque place au classement a un impact commercial.
Le Prince est-il préoccupé par une éventuelle descente ?
J.D.B. : Sa préoccupation est certaine, mais elle l'est peut-être moins qu'avant la victoire à Strasbourg.















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