Football - Ligue 1
23/03/2009 - 08:00Zenden : "Il reste beaucoup de chemin"

Boudewijn Zenden est l'homme en forme à Marseille. Son entrée en jeu face à Nantes (2-0), dimanche, a dynamité le jeu marseillais. Dans le coup sur les deux buts olympiens, "Bolo" savoure son retour au premier plan et la 2e place des Phocéens. Mais il refuse de s'enflammer.
BOUDEWIJN ZENDEN, vous avez été décisif à Paris (1-3) et contre Nantes (2-0). Comment expliquez-vous vos performances de très haut niveau ces derniers temps ?
B.Z : Je ne sais pas. C'est peut-être la volonté… En tout cas, on savait que l'on ne devait pas se manquer contre Nantes. On devait faire un résultat. Car autrement tout ce qu'on a fait ces dernières semaines n'aurait servi à rien.
Malgré vos prestations, vous étiez remplaçant au coup d'envoi de la rencontre face à Nantes. Souhaitez-vous jouer davantage ?
B.Z : Je veux toujours jouer le plus possible. Mais avec la fatigue et les voyages, le coach avait décidé de faire tourner l'équipe. Il voulait utiliser tout l'effectif et a donc changé un peu l'équipe par rapport au match de Paris. C'est son choix… Mais on peut quand même dire que son coaching n'a pas été mauvais.
Votre entrée et celle de Hatem Ben Arfa ont transfiguré l'OM. Comment expliquez-vous un tel changement ?
B.Z : Lors de la première période, on ne peut pas dire que c'était mauvais. Mais c'est vrai que ça manquait de tempo. Les entrées en jeu de Ben Arfa et moi-même à la mi-temps ont permis de mettre plus de pression sur la défense nantaise. On a marqué deux buts rapidement après la mi-temps. On s'est surpassé à ce moment de la rencontre. Au final, on fait un bon match.
Etait-ce également l'occasion de montrer enfin plus d'efficacité au Vélodrome ?
B.Z : On voulait impérativement ces trois points. A domicile, on a pas mal de problèmes pour s'imposer en ce moment. Le but était donc de l'emporter, peu importe si on ne parvenait pas à bien jouer. Avec tout ce que nous avons réalisé ces dernières semaines, ne pas gagner contre Nantes nous aurait plongés dans la piscine. Il fallait terminer sur une bonne note ces dix jours très importants pour l'OM.
Pensez-vous que l'OM a franchi un pallier en ne ratant pas cette fois l'occasion de mettre la pression sur Lyon ?
B.Z : C'est vrai que nous avions déjà eu l'occasion de nous rapprocher très près de Lyon mais à chaque fois nous rations le coche. Cette fois-ci, on est super content d'être en haut du classement. On est fier, mais on sait qu'il reste beaucoup de chemin avant la dernière journée. Neuf matches à jouer, ça fait beaucoup.
La trêve internationale arrive-t-elle au mauvais moment pour l'OM ?
B.Z : J'espère que ce sera une bonne chose pour nous. On pourra mieux répondre à cette question dans deux semaines. Mais je crois que prendre un peu de repos va nous faire du bien. Il faut retrouver de la fraîcheur. On vient d'enchaîner une grosse période avec des matches tous les trois jours. Les déplacements à Paris et à Amsterdam nous ont coûté beaucoup d'énergie. Pour les internationaux, ils vont retrouver leur sélection et ça va leur permettre de changer un peu d'air.
Pour vous, Lyon est-il encore favori pour le titre de champion ?
B.Z : Les Lyonnais ont beaucoup de qualité et possèdent des joueurs d'expérience. Mais quand on regarde les années précédentes, ils finissaient loin devant. Cette année, l'écart est plus faible et la pression est plus forte. Comment vont-ils gérer cette nouvelle pression ? L'important pour l'OM, c'est de regarder le jeu que nous produisons. Il ne faut compter que sur nous-mêmes pour aller loin.
L'euphorie actuelle autour de l'OM peut-elle nuire à l'équipe ?
B.Z : Ça fait plaisir d'être là aujourd'hui, en haut du classement. Mais il faut garder les pieds sur terre. A Marseille, quand on gagne plusieurs matches d'affilée, c'est la folie. Mais on sait que les médailles ne se donnent qu'à la fin du championnat. Pas avant.
L'OM peut-il viser le titre de champion et la Coupe de l'UEFA ?
B.Z : En début de saison, notre objectif était de se qualifier pour la Ligue des champions et d'accrocher une coupe. Rien n'a changé aujourd'hui. C'est toujours possible. Et notre effectif est très fort ! Et qualitativement, le coach peut changer un joueur sans que l'équipe perde de sa force. Si on arrive à garder ce niveau jusqu'à la fin de la saison, peu d'équipes pourront nous battre.















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