Football - Ligue 1
25/05/2009 - 07:00Bordeaux garde la main

Après chaque journée de championnat, retrouvez les informations essentielles et les leçons à tirer des rencontres de L1. Bordeaux est entré dans l'histoire en s'imposant pour la dixième fois de suite et garde trois points d'avance sur l'OM. Nantes est au fond du trou. Juninho a bien fait les choses.
L'EQUIPE EN HAUSSE :
Toulouse (4e)
Depuis cinq journées, Toulouse était au ralenti. Avec quatre points pris depuis la 32e journée, le Téfécé risquait de gâcher sa saison. Finalement, le club de la Ville Rose est reparti de l'avant au meilleur des moments contre Nice (0-2). Ce succès chez les Aiglons permet aux joueurs d'Alain Casanova de faire un grand pas vers l'Europa League. "La 4ème ou la 5ème place semblent jouables. Ce serait magnifique pour nous et ce ne serait que récompense", se réjouit Cédric Carrasso sur le site du club. Toulouse, quatrième du championnat avec deux points d'avance sur Rennes et Lille, peut toutefois encore dire merci à son buteur André-Pierre Gignac. Auteur d'un doublé dans une rencontre qu'il a éclaboussé de toute sa classe, l'ancien Lorientais est désormais à 24 buts en L1 et dépasse le record de buts d'un Toulousain en Ligue 1 qui était détenu par l'Algérien Mahi Khennane. Décidément, une belle saison à ne pas ne gâcher...
L'EQUIPE EN BAISSE :
Nantes (19e)
Au soir de la 22e journée et d'une victoire au Mans, Nantes pointait à la 12e place du classement avec 26 points. Le maintien n'était pas encore dans la poche, mais les Canaris venaient d'engranger 14 points en six rencontres et semblaient sur le bon chemin. Mais sur les 15 dernières journées, le bilan des hommes d'Elie Baup est apocalyptique puisqu'ils n'ont pris que huit points entre la 23e et la 37e journée: une victoire, cinq nuls et neuf défaites. Impossible de s'en sortir avec un rythme de 0,53 point par match sur une aussi longue période. Le FCN est de loin la plus mauvaise équipe de ces 15 dernières journées, cinq points derrière Le Havre. Pas étonnant, donc, que les Nantais en soient là aujourd'hui... "On arrive ce soir dans une situation extrêmement complexe, il y a très longtemps que j'ai tiré la sonnette d'alarme. Sur la deuxième partie de saison, on n'avait pas le niveau de la Ligue 1", avoue Elie Baup dépité.
LE JOUEUR :
Juninho (Lyon)
Selon toute vraisemblance, Juninho a disputé samedi le dernier match de sa carrière en France et à Lyon. Pour ses adieux au public de Gerland, le milieu de terrain brésilien a bien fait les choses. Sur penalty, il a ouvert le score face à Caen, signant ainsi le 100e but de sa carrière sous les couleurs de l'OL (son 75 en Ligue 1). Juninho a même failli doubler la mise en seconde période mais son coup de tête a trouvé le poteau. Auteur d'un match plein, Juni a reçu une ovation inoubliable à sa sortie du terrain. Un très grand monsieur s'en va, et par la grande porte s'il vous plait. L'artiste n'a pas manqué sa sortie.
LE BUT :
Bastos (Lille)
On l'avait un peu perdu de vue. Impressionnant de régularité et d'efficacité tout au long de la saison, le Brésilien enchaînait les performances en demi-teintes depuis quelques semaines. La fatigue se faisait sentir et le gaucher tirait la langue. Rudi Garcia avait donc décidé de le mettre sur le banc pour la première fois depuis la 11e journée. Un choix payant. Rentré à la 60e, Bastos a retrouvé ses bonnes habitudes. A la suite d'un amorti de la poitrine, il a expédié un missile dans la lucarne havraise à bout portant (67e). Son premier but depuis la 30e journée offre un succès précieux aux LOSC, qui reste en course pour l'Europa League.
LA STAT :
10
Mais où vont-ils s'arrêter ? Face à Monaco (1-0), Bordeaux a signé une 10e victoire de suite. Une série hallucinante qui permet aux Bordelais de garder trois points d'avance sur Marseille avant la dernière journée. Le Girondins égalent le record de victoires consécutives en première division qu'il co-détenait depuis la saison 1953-1954, avec Reims (1948-1949) et Saint-Etienne (1969-1970). "Les garçons sont en train de réaliser quelque chose d'exceptionnel. On est entré dans l'histoire. Ils doivent être satisfaits. Mieux qu'en ce moment, on ne peut pas. Ils méritent de rentrer dans l'histoire", lâche Laurent Blanc content de ses troupes. Mais le Cévenol espère bien voir ses joueurs détenir le record tout seuls la semaine passée en décrochant une 11e victoire contre Caen. Une onzième victoire synonyme de titre...
LA DECLA :
Paul Le Guen (entraîneur du Paris Saint-Germain)
"C'est une très mauvaise opération. C'est difficile. On se retrouve en difficulté pour conserver cette qualification pour la coupe d'Europe. On était en position pour lutter pour la 3e place il y a quelques semaines... Il y a des raisons évidentes à cela. A un moment, on aurait gagné ce match, on a des occasions en première mi-temps, on a affiché une certaine maîtrise parfois. Je pense qu'on aurait gagné, mais que qu'on avait peu de marge. Aujourd'hui, cette marge a disparu, compte tenu de la fragilité de l'équipe, compte tenu de la situation différente. On n'a pas affiché la même constance qu'eux sur le match, même si on aurait pu faire basculer les choses de notre côté. La fin de saison est difficile, mais on va essayer de bien la finir à domicile samedi prochain et de conserver la qualification pour l'Europa League. Il faut avoir à l'esprit que ce sera difficile, on n'est pas à l'abri."















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