BORDEAUX - LORIENT : 1-0
But : Chamakh (50e) pour Bordeaux
"Lyon, Marseille ou Rennes ont connu des passages à vide cette saison. Le propre de toutes ces périodes est de se terminer. Bordeaux doit y arriver tout de suite et durablement. Je ne veux pas de rechute". A la suite de la cruelle désillusion vécue jeudi en Coupe de l'UEFA sur la pelouse de Galatasaray, Jean-Louis Triaud, le président girondin, avait haussé la voix et mis la pression sur les hommes de Laurent Blanc, passés en un mois et demi de la deuxième à la cinquième place du championnat en enchaînant quatre matches sans la moindre victoire. "Ils se sont comportés en enfants gâtés. Il vaut pour mieux qu'ils aient été réceptifs ". Les Bordelais semblent avoir compris le message.
Débarqué en Aquitaine en n'ayant trusté que cinq points lors des sept dernières journées, Lorient sentait le spectre de la relégation se rapprocher irrémédiablement malgré une 9e place trompeuse. Obertan et ses coéquipiers espéraient donc profiter d'une formation girondine fatiguée et en plein doute pour repartir du bon pied. "Il est primordial de prendre des points. On reste sur une mauvaise série, on va donc essayer de remédier à ça à Bordeaux ", annonçait l'ancien Bordelais. Au cours de la première période, les troupes de Christian Gourcuff ont donné le sentiment d'avoir les moyens de réussir leur pari. Bien recroquevillés dans leur moitié de terrain, les Merlus ont parfaitement donné le change aux velléités offensives girondines, faisant preuve d'une solidité certaine sur le plan défensif et profitant de la moindre opportunité pour jaillir en contre. Sur chaque récupération, les Lorientais partaient ainsi à l'abordage de la cage de Ramé, grâce notamment à une transmission de balle ultra-rapide souvent à une touche de balle qui mettaient les défenseurs girondins sur le reculoir. Vahirua (8e) et Saïfi (21e) étaient tout près de réduire au silence les travées du Stade Chaban-Delmas avant que la machine girondine ne trouve le bon tempo.
Tenues en échec au cours des 45 premières minutes, les troupes de Laurent Blanc ont trouvé des ressources physiques insoupçonnées pour offrir un tout autre visage après la pause. Stériles en première période malgré le monopole du ballon (65%), les Bordelais ont réussi au retour des vestiaires à mettre le pied sur l'accélérateur pour donner le tournis à une défense bretonne, acculée devant sa cage. Dans le sillage de Traoré, virevoltant sur le coté droit, les Girondins ont pris les Merlus à la gorge pour ne plus jamais les lâcher et décrocher une victoire logique et au combien importante dans la course aux places qualificatives pour la prochaine Ligue des champions. Alors que Planus s'est montré intraitable en défense, variant à merveille jeu long et jeu court, le milieu de terrain bordelais a imprimé un rythme dantesque et le duo Chamakh-Cavenaghi, très complémentaire sur le front de l'attaque, s'est chargé de trouver la faille (50e, 1-0) et de se procurer une avalanche d'occasions nettes. Audard, auteur de plusieurs parades exceptionnelles, a gardé les Merlus dans le coup tout au long du match mais la victoire ne pouvait pas échapper à des Girondins revigorés. Jean-Louis Triaud a parfaitement été entendu.
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AFP





















