CAEN - TOULOUSE : 0-0
Briser la poisse est une tâche ardue. Le Stade Malherbe peut en attester. Dans leur antre d'Ornano, les Caennais ont connu un quinzième match sans victoire. Une période de quatre mois et demi qui a failli prendre fin face au Téfécé. Sans nul doute, la trêve internationale leur a fait du bien et ramené un climat plus serein, même si "prendre des points" est devenu un objectif vital pour le dix-neuvième de Ligue 1. "Nous devons prendre dix points en quatre matchs" avait annoncé l'entraîneur normand. Si l'objectif s'annonce désormais bien difficile, les Caennais auraient mérité mieux. Même sans Deroin, Proment et Leca suspendus, leur force de percussion et leur pressing haut leur ont ouvert à maintes reprises le chemin du but. Sans Carrasso, qui remporte ses face-à-face avec Yatarabe (16e), Savidan (22e, 53e) et Eluchans (50e), le Stade Malherbe pouvait sortir de la zone de relégation.
Carrasso décisif
A l'exception d'un dégagement hasardeux de Lemaitre (4e), sa défense aura tenu en respect à merveille la meilleure attaque de Ligue 1 en 2009. Gignac, le buteur haut-garonnais, qui a fêté sa première sélection en équipe de France mercredi dernier, a été muselé par le duo Seube-Gomis. Le premier détournera sa reprise... de la main (29e), tandis que le second le prive d'une situation en or (81e). Au final, Cetto de la tête (49e) et Didot d'une merveille de coup-franc au ras du poteau (31e) auront été les plus dangereux. Dumas, qui craignait un "affrontement entre David et Goliath sur le plan physique", se sera trompé. Sa formation, qui a eu son quart d'heure de domination outrancière, finit mieux, et sans la maladresse d'El Arabi, seul face à Carrasso (90e), il pouvait espérer une victoire un peu improbable sur le papier.
Sans Mathieu, Sirieix et Paulo Cesar (blessés), Bonnet et Capoue (suspendus), Toulouse n'a pas eu son grain de folie, comme face à Bordeaux (3-0) ou Paris (4-1). Le jeu haché imposé par les Caennais leur a, certes, ôté des munitions, mais la volonté trop affirmée de jouer la carte de la profondeur pour Gignac, leur a coûté cher, face à un mur bleu bien replié. Désormais cinquième, Toulouse est à sept longueurs de Lyon. Une situation qui n'aurait pas déplu à Caen.
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DPPI






















ça ne sert à rien de vous énerver eurosport et le journalisme ne voient que l'om,l'ol et le psg le reste c'est pour meublerLe 07/04/2009 à 22:10