Football - Ligue 1
17/03/2009 - 12:00L'OM peut-il le faire ?

En s'imposant au Parc des Princes dimanche face au Paris Saint-Germain (1-3), l'Olympique de Marseille a réussi son pari et est complètement revenu dans la course au titre. A un point de Lyon, les Marseillais sont en embuscade. Peuvent-ils décrocher la timbale ? A condition de devenir constant, oui.
Dans l'euphorie d'une victoire à la saveur toujours particulière, l'Olympique de Marseille a décidé de garder les pieds sur terre. A dix journées de la fin, l'heure n'est pas à l'autosatisfaction. Revenus à une longueur de l'Olympique Lyonnais au bénéfice d'un succès incontesté au Parc des Princes (1-3), les Marseillais ont repris le fauteuil de dauphin et attendront pour faire la fête. Plus que d'avoir aiguisé leur appétit, le succès de dimanche a rouvert des perspectives qui n'étaient pas loin de se fermer il y a peu. C'est un fait, l'OM est plus que jamais dans le coup pour le titre. "C'est bien ce qui m'inquiète...", a lancé le sourire aux lèvres, Eric Gerets.
Loin d'être rabat-joie, l'entraîneur belge est avant tout réaliste. Depuis le début de la saison, son club - comme d'autres et notamment le PSG dimanche - a été à plusieurs reprises en position de prendre les commandes du Championnat de France. Mais à chaque fois et souvent au Vélodrome, l'OM a lâché du lest et laissé Lyon en pole position. Les raisons ? Elles sont simples. Non pas que Marseille se soit vu trop beau ou ait été apeuré à l'idée de prendre les rênes. Mais tout simplement parce que Marseille a les qualités de ses défauts : le club phocéen est imprévisible au possible. Et capable du meilleur comme du pire. En un mot : inconstant.
"La constance fera la différence"
La victoire face au PSG a peut-être permis à l'OM de passer un cap. Il faut dire que les Olympiens ont réussi une prestation qui pourrait rapporter plus que trois points sur le long terme. Durant l'essentiel de la rencontre, mis à part la fin de la première période, les Marseillais ont fait la loi tactiquement et physiquement sur la pelouse du Parc. "A part la fin de la première mi-temps, on a fait une très bonne première demi-heure. On a baissé un peu de régime dans les dix dernières minutes. Derrière, on s'est bien remobilisés. Ça peut servir de match référence pour nous", assure Lorik Cana. Même son de cloche du côté d'Eric Gerets : "Peut-être que cette victoire amènera un plus, peut-être pas des ailes mais un peu plus de confiance. La constance fera la différence. Il faut garder ce niveau sur six ou sept matches."

L'Olympique de Marseille ne se voit cependant pas plus beau qu'il ne l'est. La route est encore bien trop longue pour fanfaronner. "Est-ce que l'OM est guéri de tous ses maux ? Je ne pense pas, analyse le capitaine marseillais. On n'a pas encore l'assurance nécessaire. Mais on a lancé un message fort." Un message en direction de la concurrence et d'un OL qui "n'a pas été embêté comme ça" depuis un bout de temps. Un message qui s'adresse également à ses coéquipiers marseillais.
"L'équipe n'a pas assez de référence, n'est pas assez solide dans tous les compartiments du jeu pour maintenir notre niveau sur toute l'année. Ce match-là doit nous aider à gommer ça, espère Lorik Cana. D'ailleurs, il faut arrêter de parler de syndrome du Vélodrome. Il n'y a pas de syndrome. Les équipes qui viennent chez nous sont bien organisées. On n'arrive pas toujours à faire la différence." Syndrome ou pas, Marseille a dix matches pour décrocher la timbale et mettre fin à seize ans de disette.















Vous êtes authentifié comme journaliste :
Commentaires
Actualiser
60 Au 69 sur 69