NANTES - VALENCIENNES : 2-0
Buts : Bagayoko (40e, s.p. et 53e)
"On a mérité une bonne nuit de bonheur !" Comme tous les Nantais, Jérôme Alonzo ne cachait pas sa joie après le premier succès de son équipe cette saison en championnat. Vainqueur de Valenciennes 2-0, le FC Nantes s'est rassuré après un début de championnat tout simplement catastrophique (quatre défaites pour un match nul). Autre bonne nouvelle, pour la première fois de la saison, les Canaris n'ont pas encaissé de but. Enfin, Elie Baup a peut-être trouvé avec Jérôme Alonzo son élément porte-bonheur. L'ancien gardien du PSG, déjà aligné il y a une semaine au Parc des Princes (défaite 1-0) s'est en effet montré décisif face à Valenciennes. A la 9ème minute, c'est lui qui repousse magistralement un pénalty obtenu et tiré par Gaël Danic (faute de Pierre). De quoi redonner le moral à onze soldats tétanisés par le 11ème du championnat.
Car si la deuxième mi-temps nantaise est plutôt encourageante, la première est dans la droite lignée du début de saison. Pas de rythme, pas de cohérence, mais de la peur et des maladresses, voilà en résumé le jeu des Canaris. De leur côté, les joueurs d'Antoine Kombouaré ne se livrent pas non plus. Vous l'aurez compris, les quarante-cinq premières minutes ne sont pas restées dans la légende du foot français. Reste que Nantes compte dans ses rangs de bons soldats. Victime d'une entorse à la 15ème minute, De Freitas sert les dents et refuse de sortir. A la 40ème minute, le milieu de terrain frappe un coup franc mais son tir heurte la main de Belmadi, dans le mur. Monsieur Chapron n'hésite pas et montre le point de pénalty. Bagayoko permet aux Nantais de rentrer aux vestiaires sur le score de 1-0.
Le retour en grâce de Bagayoko
Plus entreprenants en deuxième mi-temps, les joueurs d'Elie Baup vont enfin redonner le sourire à leur public. Alors bien sûr, Valenciennes n'a pas semé la terreur à la Beaujoire. L'équipe nordiste, tout comme le FCN, est à sa place dans la deuxième partie de tableau. Mais collectivement, les partenaires de Frédéric Da Rocha ont montré des mouvements intéressants. Ce succès nantais, le premier cette saison, marque aussi le retour en grâce de Bagayoko. Ecarté par Der Zakarien, le Malien fut en effet réintégré par Elie Baup. Auteur d'un doublé (deuxième but inscrit à la 53ème minute), l'ancien joueur d'Ajaccio remercia son coach de la meilleure des façons. Il reçut également une superbe ovation du stade de la Beaujoire à sortie. La réussite de Bagayoko, les interventions sûres d'Alonzo, excellent ce soir, la confiance un peu retrouvée, les Nantais pouvaient laisser exploser leur joie au coup de sifflet final. Nantes respire enfin !
LA DECLA : Elie Baup (entraîneur de Nantes)
"On avait dit avant le match qu'il fallait absolument gagner. La première mission est remplie. La victoire était indispensable pour continuer à travailler derrière. Notre début de match est encore difficile. On est crispé, tendu. C'est la situation qui veut ça. Il reste du travail mais cela doit nous aider à avoir de la confiance. L'essentiel est assuré. Tout le monde avait compris la nécessité d'être engagé et agressif sur tous les ballons. Il y a des déséquilibres dans le groupe mais je ne souhaite pas en parler maintenant. Notre équipe est dans une situation fort délicate. Il y a une différence énorme entre ce que nous faisons à l'entraînement et en match. Avant le match, la situation était plus que critique. Il y a eu plus de mobilité, d'aisance, mais on sera dans le dur tant que l'on ne fera pas une série. On multiplie par quatre notre capital. C'est pas mal, non ?"
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AFP





















