Football - Ligue 1
24/05/2009 - 12:15Gourcuff : "A 90 minutes du bonheur"

A l'image de Yoann Gourcuff, Bordeaux, vainqueur de Monaco (1-0), a conscience qu'il ne faudra rien lâcher pour conquérir le titre samedi prochain à Caen. Le meneur de jeu bordelais avoue que la situation est stressante mais excitante à vivre.
YOANN GOURCUFF, que retenez-vous après cette victoire difficile obtenue sur Monaco ?
Y.G. : On a fini le championnat invaincu à domicile, c'est notre 10e victoire consécutive. C'est une série extraordinaire, on rentre dans l'histoire. C'est très satisfaisant. Après, on aurait aimé que Marseille fasse un nul ou perde mais c'est une grande équipe aussi, ils sont en train de faire un grand championnat. Cela va se jouer sur la dernière journée, il ne faut pas être triste, c'est génial ce qui nous arrive. Il va falloir bien récupérer et bien se concentrer pour le dernier match.
Vous ne vous épargnez aucun stress en ce moment ?
Y.G : Il y a beaucoup d'intensité, on sent de la fébrilité par moments, on sait aujourd'hui que les points sont cruciaux et la moindre erreur peut avoir de lourdes conséquences. En plus, il y a la fatigue qui commence à arriver dans tous les organismes car il y a eu beaucoup de matches cette saison. On s'est fait quelques frayeurs et en même temps on a eu des grosses occasions où on aurait pu doubler la mise. Après, on aurait pu gérer le match plus sereinement. Le fait d'être à 1-0 à quelques minutes de la fin, comme Monaco poussait, on était un peu stressé et on ne sait jamais dans le football, un coup du sort aurait pu nous pénaliser.
Avez-vous eu peur face à Monaco ?
Y.G :"Une chose est sûre, Monaco n'est pas venu en touriste. J'ai vu des joueurs ultra-motivés. Ils étaient impressionnants. S'ils avaient joué comme ça toute la saison, ils auraient peut-être mérité d'avoir un meilleur classement (l'ASM est 12e). Ils ont joué à fond et par rapport à ça, c'est bien, cela ne fausse pas le championnat. Le match aller (4-3) leur restait en travers de la gorge, ils avaient peut-être une revanche à prendre.
La bonne nouvelle, c'est que vous gardez votre destin en main...
Y.G : C'était très important mais en même temps, il ne faut pas qu'on joue petit bras, en disant "tiens, on va jouer le match nul", parce que déjà, nous on ne sait pas faire ça. On a une philosophie de jeu où on veut jouer et on arrive à être performant lorsqu'on joue au foot, lorsqu'il y a du mouvement, des enchaînements de passes, des dédoublements sur les côtés et des centres. Bloquer derrière, ce n'est pas notre truc. On va aller à Caen et j'espère que le fait qu'un nul nous suffise ne nous perturbera pas dans notre façon de jouer.
Vous parlez de fatigue. Bordeaux a-t-il l'énergie nécessaire pour se remobiliser pour ce dernier match ?
Y.G : On a fait je ne sais pas combien de matches cette saison, aujourd'hui ce sont les plus beaux, donc la fatigue, elle est surtout nerveuse, car on sait qu'il y a un énorme enjeu à chaque rencontre. Physiquement, il ne reste plus que 90 minutes pour tout donner, en espérant que ce ne soit que du bonheur pour nous.















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