NANCY - SAINT ETIENNE : 1-2
Buts : Dia (76e) pour Nancy - Machado (9e) et Gigliotti (43e) pour Saint-Etienne
Sous la bronca de Marcel-Picot, les Verts ont retrouvé de l'espérance et de l'oxygène, le sourire et l'envie de vivre. Ce succès à l'extérieur, obtenu logiquement, mais dans la douleur, met fin à leur série cauchemardesque de sept défaites d'affilée qui les avait plongé à une position peu envieuse de lanterne rouge. Les joueurs stéphanois avaient beau claironner qu'ils n'étaient pas à leur place, leur écho semblait se perdre sans fin dans le néant. Certes, les blessés sont toujours légion dans le Forez, mais les décisions d'arbitrage, encore litigieuses et défavorables sous l'ère Roussey, n'étaient plus vraiment d'actualité pour expliquer la Bérézina. Pourtant, le temps d'une mi-temps, les Verts ont donné de la force à leur affirmation, confirmant les progrès dans le jeu entrevus à Bruges (1-1).
Le temps d'une mi-temps, il n'y a pas eu d'écart entre le quotidien de la Ligue 1 et l'épopée en UEFA où les hommes de Perrin ne jouent pas vraiment les bonnets d'âne (quatre victoires et un nul en cinq matches). Le coup franc digne de Michel Platini signé Machado est là pour le souligner (0-1, 9e). L'excellence du duo de récupérateur Machado-Hautcoeur et les résurrections de Matsui et Gigliotti aussi. Le Japonais donne le tournis à des Lorrains longtemps inexistants, tandis que l'ancien Bastiais enfonce le clou à la réception d'une frappe de Calvé repoussé par Bracigliano (0-2, 43e).
Bracigliano expulsé
Avec un brin de confiance et de réalisme supplémentaire, l'ASSE aurait pu mener par quatre ou cinq buts d'écart à la pause tant sa domination a été une correction constante pour Nancy, piégé dans une configuration en 5-4-1 compacte mais peu judicieuse. La frappe à ras de terre de Matsui (12e), la tête croisée de Benalouane (13e) ou le tir à bout portant de Gomis (14e) manquent de ranger la série désastreuse pour de bon aux oubliettes. Mais au moment de conclure, les Verts ont failli plonger dans leur pire cauchemar.
En fauchant Gigliotti dans la surface, Bracigliano est expulsé (55e), provoquant la sortie de Fortuné. Paradoxalement, cet hallali présumé est le signe de la révolte nancéienne. Après le pénalty manqué de Gomis (57e), Dia réduit le score grâce à sa pointe de vitesse (1-2, 76e) et Hadji en pivot est tout près d'offrir une égalisation surréaliste à des Lorrains réduits à dix (78e). Fébriles, les hommes d'Alain Perrin sont encore tout près du pire sur une fusée de Gavanon (85e) et deux corners plus que menaçants (90e+4). Le coup de sifflet de M. Cailleux, vivement pris à partie par Pablo Correa après la rencontre, leur apporte la délivrance à défaut d'une entière guérison. Au moins pour cette fois-ci, les Stéphanois n'auront pas été verts de rage.
LA DECLA : Jérémie Janot (Saint-Etienne)
"On a essayé de faire bloc. Il ne faut pas ressortir quelqu'un de l'équipe. On perd à quatorze et on gagne à quatorze. Il manquait une âme à cette équipe. Je pense que nous l'avons retrouvée. Nous nous sommes beaucoup parlés, engueulés, encouragés. Nous n'avons pas pris de but sur coup de pied arrêtés alors que Bruges et Nancy étaient dangereux dans ce domaine. Cette victoire est autant plus symbolique qu'importante. Cela fera du bien de se coucher en n'étant plus le vingtième de la Ligue 1."
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DPPI






















espérons que ça continue.Le 30/11/2008 à 22:46