LAURENT BLANC, votre sentiment a-t-il évolué après le match de Paris, qui selon vous, ne méritait pas sa victoire ?
L.B. : Je l'ai revu deux fois, on a le sentiment qu'on l'a dominé, maîtrisé, mais quelque part on n'a pas voulu le gagner. J'en profite pour dire que dans mes déclarations d'après match, j'ai dit que le PSG ne méritait pas sa victoire. Je parlerai de Bordeaux: Bordeaux ne méritait pas sa défaite. Comme ça, c'est plus sympa pour Paris car j'admets qu'on peut le prendre assez mal. On est frustré de ce match là, j'ai revu les statistiques et je n'arrive toujours pas à comprendre comment on n'a pas pris au moins un point. A l'avenir, il faudra dans ce genre de matches que l'on maîtrise que l'on prenne au minimum un point. C'est ce que j'ai dit aux joueurs, une grande équipe dans ce cas là, si elle n'arrive pas à gagner le match, arrive toujours à prendre un point. Et un point, c'est un point.
Cette "non-victoire" remet-elle quelque chose en cause ?
L.B. : On a une philosophie de jeu depuis un an et demi qui est de conserver le ballon, de bien jouer au ballon, de progresser en passes courtes, longues, mais d'avoir le ballon. Même s'il a manqué de la percussion offensive à Paris, qu'on a mal négocié certaines situations de jeu, on l'a bien fait. Mais à un moment donné, il faut prendre des risques et faire mal à l'adversaire, il faut savoir porter l'estocade.
Quels enseignements avez-vous tiré de ce match ?
L.B. : On avait l'impression de jouer à domicile, d'avoir toujours le ballon, mais aussi l'impression après le but du PSG de n'avoir pas su lire le jeu. On est rentré dans l'entonnoir, en se disant, "cela va passer, cela va passer" mais ce n'est pas passé car le PSG a bien défendu et Bordeaux a mal attaqué. On aurait dû passer beaucoup plus sur les côtés. Les changements étaient faits pour justement leur poser des problèmes sur les côtés et on s'est tous retrouver dans l'axe. C'est à méditer. Des matches comme ça, on va en avoir. Contre une équipe qui joue dans ses 50 derniers mètres, qui défend sur ses 18 mètres, si vous ne trouvez pas la profondeur, vous devez trouver la largeur. C'est aussi simple que ça, même si c'est difficile à mettre en pratique.
Contre Nantes, vous vous attendez au même scénario ?
L.B. : Nantes redécouvre la L1 et n'a pas fait un début de championnat tonitruant. Il va certainement avoir à coeur de venir à Bordeaux pour ne pas ouvrir les portes. Ils vont essayer de les fermer, donc on s'attend à un match assez fermé. C'est à nous à prendre des risques mesurés pour avoir les clés pour ouvrir ses portes-là car je suis persuadé que si on arrive cette année à ouvrir le score le plus souvent possible, on arrivera le plus souvent possible à gagner nos matches.
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