L'ancien milieu de terrain, Rahman Gumbo va assurer l'intérim, a indiqué le président de la Fédération zimbabwéenne (ZIFA) Jonathan Mashingaidze. "Le bureau a décidé que toute personne figurant dans le rapport de l'Asiagate serait immédiatement surspendue et ne pourrait être en charge de l'équipe nationale avant d'être innocentée", a précisé M. Mashingaidze à l'AFP.
Plusieurs joueurs et dirigeants impliqués dans des matches truqués vont comparaître devant une commission d'éthique indépendante. Les auditions vont commencer ce week-end. La suspension de Mapeza intervient deux jours après la libération sous caution de l'ancienne présidente de la ZIFA Henrietta Rushwaya, quatre jours après son arrestation dans le cadre d'une affaire de corruption et de matches truqués concernant l'équipe nationale.
Mme Rushwaya avait envoyé la sélection nationale disputer des matches amicaux en 2009 en Thaïlande, en Syrie et en Malaisie, dont les résultats auraient été arrangés à l'avance dans le cadre de paris truqués. Elle a été démise de ses fonctions l'année suivante. Son arrestation a suivi la suspension de 82 joueurs ayant participé à la tournée asiatique et soupçonnés par les autorités d'être impliqués dans l'affaire de matches truqués. En août, la Zifa avait suspendu trois de ses membres, dont un ancien joueur international et un ancien arbitre, impliqués dans le scandale.
Dans ce contexte, le Zimbabwe est dans le collimateur de la Fédération internationale de football. Le président de la Fifa, Sepp Blatter, avait prévenu lors d'une visite à Harare l'an passé que tout joueur ou officiel jugé coupable dans cette affaire serait banni à vie du football professionnel.

























