Football - Ligue 1
18/11/2009 - 22:07Abriel, l'alternative

En l'absence de Lucho Gonzalez, Fabrice Abriel s'est révélé comme un joueur important de Marseille, qui reçoit le PSG ce soir en match en retard de la 10e journée de Ligue 1. L'expérimenté milieu de terrain, formé à Paris, a su se fondre rapidement dans le collectif marseillais.
A Marseille, on attendait Lucho Gonzalez. Recruté pour 18 millions d'euros, l'international argentin devait être le dépositaire du jeu marseillais. Mais les blessures ont plombé jusqu'ici l'intégration de l'ancien joueur de Porto au collectif mis en place par Didier Deschamps. Comme le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres, Fabrice Abriel été le grand bénéficiaire des difficultés rencontrées par son coéquipier. L'ancien Merlu, arrivé à l'intersaison, a eu un temps de jeu nettement supérieur à ce que laissait supposer son statut initial de doublure. Et il a su en profiter. Après avoir pris ses marques aux côtés de Benoît Cheyrou et Stéphane M'Bia, ses acolytes de l'entrejeu, le milieu de l'OM s'est révélé comme l'un des animateurs du jeu offensif de son équipe. Les trois passes décisives délivrées face à Lyon (5-5), dans la foulée d'une prestation réussie face au FC Zürich (6-1, avec une passe et un but à la clé), sont là pour en témoigner. A l'heure où l'apport de Lucho Gonzalez suscite quelques questions, les réponses sont peut-être détenues par le natif de Suresnes.
Si Deschamps cherche encore la solution pour améliorer le rendement de son Argentin, il peut en tout cas se réjouir de disposer d'une très bonne alternative en la personne d'Abriel, un joueur qui semble faire l'unanimité au sein d'un club qu'il a lui aussi appris à apprécier. "Je pense simplement avoir été bien accueilli. Tout s’est fait ensuite naturellement. Il y a eu beaucoup de simplicité dans les échanges avec les joueurs, le staff ou les supporters. Pour ma part, je me suis efforcé de me montrer disponible pour faciliter mon intégration", avance l'ancien Lorientais, dont l'expérience a manifestement favorisé les choses. "Il est vrai qu’avoir 20 ou 30 ans n’est pas la même chose. Je pense aujourd’hui avoir fait le tour de pas mal de choses. J’ai vécu de nombreux débuts de saison avec des arrivées et des départs à chaque fois. Cela a sans doute facilité beaucoup de choses pour moi car il faut savoir synthétiser, aller à l’essentiel quand on arrive dans un club, et encore plus ici où tout est surdimensionné. Ce qui implique d’être attentif à ne pas perdre la notion des choses", explique le joueur âgé de 30 ans sur le site officiel du club phocéen.
"Décembre peut être notre meilleure période"
Le retour de Lucho Gonzalez ne devrait pas avoir pour effet de diminuer trop son temps de jeu, au moins à court terme. Marseille a un programme des plus indigestes avec pas moins de dix rencontres à disputer en un mois. Un véritable marathon, crucial pour la suite de la saison de l'OM, mais qui n'inquiète pas Abriel pour autant. L'ancien Merlu y voit plutôt l'opportunité pour son équipe de peaufiner son collectif et d'impliquer tout le monde, surtout les éléments qui n'ont pas beaucoup joué depuis le début de la saison. "C’est une bonne chose puisque de toute façon, nous avons des joueurs qui n’ont pas encore donné toute la mesure de leur talent et d’autres qui n’ont pas été utilisés", souligne le milieu marseillais. "Cela fait beaucoup d’atouts et d’arguments en notre faveur. Nous pouvons nous donner à fond à tous les matches et présenter trois jours après, une équipe encore plus compétitive. Il n’y a pas de calcul à faire. Nous sommes en progression et décembre sera peut être notre meilleure période, celle où nous arriverons à maturité dans notre aventure."
Les échéances à venir sont aussi nombreuses que passionnantes, à commencer par ce choc face au PSG au Stade Vélodrome. Un rendez-vous forcément particulier pour Abriel, formé à Paris et qui a pris l'habitude de briller contre son ancienne équipe. Le milieu olympien espère le confirmer pour son premier duel avec l'ennemi juré parisien en tant que joueur de l'OM. Si l'engouement autour de cette rencontre n'a rien à voir avec tout ce qu'il a pu connaître jusqu'ici, cela ne semble pas peser plus que ça sur ses épaules. Même pas une préparation particulière ? "Comme je l’ai toujours fait à l’époque avec Lorient", répond-il. "Vous avez pu constater que j’ai toujours marqué et posé problème à Paris que ce soit au Parc où ailleurs. Je jouerai donc de la même façon, avec la même intensité. Bien sûr j’ai des amis là-bas, mais quand on se retrouve sur le terrain, la seule chose qui compte c’est le maillot qui est sur nos épaules et les trois points à la clef", conclut l'ancien Parisien.















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