LYON - VALENCIENNES: 1-0
But: Gomis (36e) pour Lyon
Gare aux apparences ! La simple lecture du tableau d'affichage entre Lyon et Valenciennes peut induire en erreur. Ne surtout pas croire que ce score famélique est le résultat d'une faible production lyonnaise. Certes, les anciens champions de France déchu ne sont pas encore revenus au niveau de leurs années de règne. Mais les hommes de Claude Puel trouveront sans doute plusieurs motifs de satisfaction. Car une première victoire, fusse face à la pire équipe de l'histoire en déplacement (35 matches sans succès, série encours), n'est jamais anodine. En cela, la soirée est forcément bonne pour les Gones, malgré la sortie sur blessure de Govou (ischios). Forcément, on en a la preuve quasi formelle depuis l'an passé, une bien mauvaise nouvelle pour l'OL.
Lisandro est bien une star
Mais bien au-delà des trois points, la soirée a été riche en enseignements. Et qu'a-t-on appris ? En premier lieu que Lisandro Lopez est bien parti pour être la star annoncée. Buteur décisif dans les arrêts de jeu au Mans après avoir délivré une passé décisive à Bodmer, toujours dans la Sarthe, l'international argentin n'a cette fois pas traduit au score son talent. Mais celui-ci est bien immense. Le successeur de Karim Benzema propose la même qualité de décrochage que son prédécesseur parti à Madrid, même si le Français, au style chaloupé, possédait sans doute plus de talent absolu. Mais comme le néo-Madrilène, Lisandro Lopez est un tueur des surfaces et, bien plus que le Tricolore, se révèle être un véritable poison dans le pressing, chose qu'avait déjà noté Lloris au Mans. "De la 1ère à la 90e minute, et même un peu plus, il a été notre premier défenseur." C'est fort logiquement que, malgré une paire de duels manqués face à un Leca des grands soirs, Gerland lui a réservé une vraie ovation lors de son remplacement par Pjanic.
La Panthère sort ses griffes
Lisandro est le symbole de ce Lyon qui frappe au but plus que quiconque (encore 24 tentatives face à VA, après avoir été la plus audacieuse lors de la première journée). Son compère de l'attaque, Bafétimbi Gomis a ouvert son compteur but d'une magnifique tête décroisée sur un service aux petits oignons de Michel Bastos.Mais entre un physique approximatif et une relation technique avec Lisandro loin d'être évidente, la "Panthère" ne s'est pas toujours régalée. Autres Rhodaniens en vue, Kallstrom et Makoun ont bien verrouillé l'entrejeu, tandis que Lloris, bien remis de son escapade aux îles Féroé, s'est montré à la hauteur de son titre de meilleur gardien de Ligue 1 conquis la saison passée. Mais, franchement, est-ce vraiment une bonne nouvelle ?
Une défense très inquiétante
En effet, en ratant le break à de nombreuses reprises, l'OL est resté à la merci d'une égalisation qui aurait eu l'allure d'un vrai camouflet. D'autant que la charnière Cris-Bodmer a encore affiché de très inquiétantes faiblesses, entre lenteur et manque de coordination criant. Un vrai sujet d'inquiétude pour Puel qui sait combien, l'an passé, son équipe s'était compliquée la vie, faute d'une assise défensive digne de ce nom. Mais à l'époque, le nombre ahurissant de blessures dans l'arrière-garde avait servi d'excuse pratique. Cette fois, Lyon ne peut plus se réfugier derrière cela. Car ce genre de faiblesses se paiera forcément dès que les Gones affronteront des attaquants plus inspirés que Samassa. Dès mercredi par exemple face aux Belges d'Anderlecht qui ont dû se dire qu'il y aura des coups à tenter. Oui, dans la touffeur de ce mois d'août caniculaire, l'OL continue d'entretenir autant de promesses que de doutes.
LA DECLA: Kim Källström (milieu de Lyon):
"Nous avons les occasions pour tuer le match mais malheureusement nous ne sommes pas parvenus à inscrire le deuxième but. Nous nous sommes fait un peu peur sur la fin. Ce qui manque sur le match d'aujourd'hui, c'est le second but que nous n'avons pas su marquer. Maintenant, pour mercredi (au 3e tour préliminaire de la C1 contre Anderlecht, ndlr), plus on monte de niveau, moins on a des occasions et plus il faut être réaliste. Nous n'aurons pas cinq ou six occasions par match en Ligue des champions. Toutefois, si nous continuons à jouer de la sorte et à nous créer autant d'occasions, nous savons que cela va venir. C'est quand même une rencontre rassurante pour nous".
- Sur ce sujet
- Plus d'infos





Reuters





















