Football - Ligue 1
07/03/2010 - 22:49Montpellier ne l'a pas volé

Dimanche, Montpellier est allé prendre un point à Bordeaux (1-1) lors de la 27e journée. Les Héraultais, en supériorité numérique durant une heure, ont vu deux de leurs penalties repoussés par Carrasso mais ont fini par égaliser dans les arrêts de jeu. Statu quo sur les hauteurs de la Ligue 1.
BORDEAUX - MONTPELLIER : 1-1
Buts :
Chamakh
(59e) pour Bordeaux - A. Costa (90e+4) pour Montpellier
Dimanche, Cédric Carrasso a vécu une soirée mouvementée. Le gardien bordelais a d'abord endossé le costume de héros, en stoppant deux penalties montpelliérains en première période. Il fut ensuite celui de l'Hérault. Sa faute de mains, sur un coup franc d'Alberto Costa dans les derniers instants, a privé Bordeaux d'un succès qui lui aurait offert une marge confortable en tête de la Ligue 1. Le choc de la 27e journée a accouché d'un duel au couteau, souvent musclé, parfois tendu. Et d'un match nul (1-1), qui maintient les positions au classement.
Girondins et Héraultais partagent toujours la première place, avec le même nombre de points. Mais les hommes de Laurent Blanc bénéficient d'une meilleure différence de buts. Ils ont surtout encore deux matches de retard à jouer, face à Auxerre et au Mans. Et comme ni Lyon, ni Marseille n'ont gagné ce week-end, les champions de France en titre ont finalement quelques motifs d'être satisfaits par ce partage. D'autant plus si l'on se plonge dans le scénario du match. Posons d'emblée les questions qui fâchent : pourquoi monsieur Bré a-t-il expulsé Mickaël Ciani alors que la faute du défenseur bordelais sur Victor Montano avait déjà été sanctionnée d'un penalty ? Et pourquoi l'arbitre n'a-t-il pas sorti le carton rouge à l'encontre de Mathieu Chalmé, coupable d'une main dans sa surface quelques secondes après avoir été averti ? Dépassé par l'âpreté des duels, l'homme en noir a, disons-le, sifflé à mauvais escient. Son seul recours ? Dégainer des avertissements en mode rafale. Bilan de la soirée : cinq cartons et, donc, un rouge.
Deux penalties stoppés en dix minutes
L'expulsion de Ciani a bouleversé les plans de Laurent Blanc, contraint de renoncer à son 4-4-2 et de sortir prématurément Fernando Cavenaghi. Cela aurait aussi pu faire basculer la rencontre en faveur du promu héraultais. Il aurait pour cela fallu que Costa (32e), puis Montano (42e), transforment les deux penalties qui leur ont été (légitimement) accordés. Certes, Montano en a inscrit un mais monsieur Bré lui a demandé de recommencer. Quoi qu'il en soit, Carrasso a plongé deux fois sur sa gauche. Choix judicieux. Ses deux parades ont maintenu Bordeaux la tête hors de l'eau.
C'est paradoxalement lorsqu'ils furent en infériorité numérique que les Girondins ont mis le pied sur le ballon. C'est aussi à dix contre onze qu'ils ont trouvé la faille sur leur première véritable occasion. Enfin, à dix contre dix, devrait-on dire, puisque Spahic se faisait soigner sur la touche lorsque la belle demi-volée de Chamakh a fait trembler le petit filet de Jourdren (1-0, 59e). Le neuvième but du Marocain a longtemps dessiné la dixième victoire girondine à Chaban-Delmas. Jusqu'à ce que Carrasso relâche un coup de patte de Costa dans les arrêts de jeu (1-1, 90e+4). En 2010, Montpellier s'était déjà offert les scalps de Marseille (2-0) et de Rennes (3-1). En tenant la dragée haute à Bordeaux, l'équipe de René Girard a envoyé un signal fort aux plus sceptiques : sa place de dauphin n'est vraiment pas usurpée.
LA DECLA : Marc Planus (défenseur de Bordeaux)
"On a de la frustration parce qu'on finit sur cela, mais si on regarde le match, ça s'équilibre. On ne prend pas les trois points, mais ceux qui sont derrière nous n'ont pas gagné. Ce soir, sur l'ensemble du match, cela aurait pu plus mal tourner. C'est un bon point vue la physionomie du match. L'arbitre a sifflé les fautes. Le penalty de Mika (Ciani) est un peu sévère mais il n'y a rien à dire. On a essayé de tout donner à dix. C'est dommage de prendre le coup franc mais si nous avions gagné cela aurait été extraordinaire. C'est dommage, mais à la mi-temps, on était surmotivé. Montpellier est une très bonne équipe. Elle joue au ballon, elle va de l'avant. Les surprises vous les avez au mois de novembre, Montpellier ne l'est plus. Psychologiquement et mentalement c'est un bon point pour nous".















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