GRENOBLE - MONTPELLIER: 2-3
Buts: Ljuboja (47e), Dieuze (90e) pour Grenoble. Montano (3e), Dzodic (13e et 50e) pour Montpellier
Treize minutes. Pas une de plus. C'est le temps qu'il a fallu à Montpellier pour doucher les minces espoirs grenoblois de récolter un premier point en championnat cette saison. Face à autant de laxisme et de passivité, les hommes de René Girard ont rapidement fait la différence et plongé encore plus une formation iséroise qui est en train d'affoler les statistiques en concédant sa huitième défaite en autant de rencontres (2-3).
Que dire après une telle prestation, si ce n'est pointer du doigt les nombreuses carences dont souffre le collectif grenoblois. Défaillant dans tous les secteurs de jeu, dénué de tout sentiment de révolte, Grenoble ne peut plus continuer sur un tel rythme. Le pire dans cette situation résulte dans le fait que les Montpelliérains n'aient même pas eu à forcer leur talent pour venir briser le collectif isérois. A l'image du premier but encaissé, stigmatisant tous les maux propres à la lanterne rouge.
Ljuboja, l'arbre qui cache la forêt
Les plus optimistes voudront rester sur l'impression laissée après une seconde période un peu plus aboutie. Des buts, un semblant de réaction et quelques mouvements cohérents. Maigre consolation dont ne pourra se satisfaire Mehmed Bazdarevic, totalement incrédule au coup de sifflet final. Pour les pessimistes, ce huitième revers, le cinquième à domicile, a un goût de déjà-vu. Malgré l'apport de Ljuboja en attaque, l'animation offensive des Isérois laisse à désirer. Que dire du système défensif. Laxiste et coupable d'erreur fatale à ce niveau, l'arrière-garde grenobloise a mâché le travail des Héraultais.
"Ce soir je pense que notre victoire est loin d'être usurpée", soulignait très justement René Girard à la fin du match. Avec déjà dix-sept points au compteur, les protégés du président Nicollin n'en finissent plus d'étonner. Solides, à l'image de la charnière Spahic-Dzodic et talentueux, avec des joueurs brillants au milieu tels Costa ou Belhanda, le promu semblent bien parti pour s'offrir encore quelques semaines de bonheur. Après la trêve internationale, Saint-Etienne, vainqueur de Bordeaux (3-1), se présentera du côté de la Mosson. Pour une rencontre qui fait déjà saliver.
LA DECLA : René Girard (entraîneur de Montpellier)
"On a manqué de maîtrise et de maturité dans le dernier quart d'heure. On a subi les assauts de Grenoble et quand on a pris ce deuxième but, tout était à craindre. Mais sur la physionomie de la rencontre, il n'y a rien à dire: on a fait un match plein et exemplaire. C'est une grosse satisfaction".
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DPPI






















C'est remi Gaillard qui doit être content =DLe 13/10/2009 à 22:19