Avec une série comme celle-là, beaucoup d'entraîneurs s'inquiéteraient pour leur avenir. Pas lui. "Je crois que les patrons se rendent compte au quotidien des efforts qui sont effectués et des circonstances du moment", argumente-t-il. Tout au long de la saison, Frédéric Antonetti a rappelé qu'il ne signerait qu'au bout d'une saison réussie et que dans le cas contraire, une année sabbatique ne serait pas saugrenue. Malgré l'absence de victoire depuis le 5 mars, et un petit miracle qui n'a fait dégringoler Rennes que de la deuxième à la ciqnuième place, la belle saison est toujours d'actualité. Et sa prolongation de deux ans, officialisée début avril, l'est donc également.
Au-delà de la crise de résultats que son équipe traverse, c'est à la nature même du Stade Rennais - paisible - qu'Antonetti se confronte à nouveau, comme l'an passé. "Le Stade Rennais est un club très bien structuré, qui fonctionne bien. Mais il n'y a pas cette responsabilisation, cette exigence de résultats que peuvent avoir certains clubs beaucoup plus passionnés", regrette-t-il. La saison dernière, il n'avait pas réussi à maintenir sous pression jusqu'au bout une équipe vieillissante, échouant à une décevante 9e place après huit derniers matches ratés. La donne est la même au printemps 2011, après que son groupe - cette fois-ci très jeune - a vu la Ligue des Champions lui échapper.
"Pourquoi maintenant ? Pas de réponse"
L'hommage appuyé que le Corse a adressé cette semaine à ses cadres Douchez, Mangane et Leroy pour leur implication plus grande est une forme d'aveu d'impuissance. Enfin, quelqu'un avait bougé à Rennes... "Ce qui m'a mis du baume au coeur, c'est de sentir cette prise de conscience de tout le club", a estimé Antonetti cette semaine. "C'est la première fois depuis que je suis au club que je vois une prise de conscience. Pourquoi cette fois-ci et pas avant ? Ça, e n'ai pas de réponse", avoue-t-il. Après la défaite à Valenciennes dimanche (0-2), c'est le manageur général Pierre Dréossi qui avait pris les siennes en demandant aux joueurs de s'exprimer sur le terrain plutôt que devant la presse. Un silence radio toujours en vigueur avant le déplacement dans le Forez.
La mobilisation générale a été suffisante, en tout cas, pour évacuer cette semaine les questions touchant au coeur même de son travail, le terrain. Pas question pour Antonetti de changer quoi que ce soit tactiquement. "Le 4-3-3 est un meilleur système que le 4-4-2, à condition d'avoir mes meilleurs joueurs", tranche-t-il. Insuffler du sang frais pour revigorer la troupe ? "C'est ce que j'avais fait à Brest (0-2) et c'est justement à partir de là que ça n'a plus marché", rétorque-t-il. En panne de résultat et en panne d'idées: en cette fin de saison, Antonetti et son équipe font corps.
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gwen 29Le 15/05/2011 à 15:04