JEAN TIGANA, comment Bordeaux aborde ce choc face au champion de France ?
J.T. : Je crois qu'on est tous les deux dans la même situation. On a fait un mauvais démarrage, ils ont gagné comme nous et ils ont des blessés comme nous. Ce sont de très très gros matches, tout le monde l'attend sur Bordeaux mais ce n'est pas d'aujourd'hui, c'est de tout temps.
Personnellement, vous en avez joué des Bordeaux-Marseille. Etaient-ils particuliers ?
J.T. : Toujours. Sauf qu'avec Marseille, je ne suis jamais arrivé à gagner à Bordeaux mais je ne suis venu que deux fois (1990 et 1991). C'était l'époque entre Bez et Tapie et vous avez activé ça car c'était du régal. Pour la presse, la télévision, c'étaient deux grands personnages. Là, c'est plus soft, il n'y a pas la même intensité dans les déclarations, tout se passe très correctement, il n'y a plus d'agressivité entre les deux clubs. Pas comme à l'époque où les déclarations enflammaient un peu le public.
Contre Marseille, vous vous attendez à la même intensité qu'au Parc ?
J.T. : Ce sera le même niveau. Que ce soit Marseille, Lyon, quand vous jouez ces grosses équipes, l'intensité, l'engagement est total. J'attends un peu plus d'occasions de but, on ne s'en crée pas assez, il faut qu'on arrive à un peu plus se libérer, dans l'utilisation et les déplacements.
En quoi la victoire à Paris a changé le groupe ?
J.T. : Je vous le dirai après le match de Marseille pour voir si c'est vraiment une étincelle ou si on a vraiment pris conscience, qu'on a passé un palier. J'attends confirmation. Surtout qu'après, on a quinze jours de trêve pour pouvoir bien préparer le match de Nice.
Votre groupe, qui a perdu Gourcuff et Cavenaghi cette semaine, vous convient-il ?
J.T. : Je n'ai pas l'habitude de me prendre la tête par rapport aux blessures, aux départs, aux arrivées. J'ai un groupe, je vais essayer d'en tirer le maximum et j'en suis content. On est compétitif. Il y a du potentiel, on l'a montré à Paris. Maintenant, il faut être convaincu et le démontrer à tous les matches.
Avez-vous encore un doute sur le dossier Alou Diarra ?
J.T. : On verra le 31 (août). Là-dessus, je ne suis pas maître de la situation. Je suis obligé de subir. Si demain, Alou arrive avec un chèque, il a une clause (fixée à 7,75 M d'euros) et il dit qu'il veut partir, je suis obligé de subir. Mais je le savais, on m'a prévenu avant que je signe mon contrat. Je l'ai accepté dès le départ, je ne vais pas me plaindre. Il y a d'autres équipes, d'autres entraîneurs qui n'ont pas les moyens de recruter. On leur prend leurs joueurs et ils ne peuvent pas les remplacer. D'autres recrutent beaucoup et ne sont pas contents. Moi, je recrute et je suis content car d'autres ont beaucoup plus de problèmes que moi.
- Sur ce sujet
- Plus d'infos



DPPI























bordeaux a bien fait de s'en séparer ca faisait un salaire en plusLe 27/08/2010 à 23:34
C'est un peu comme Valbuena, le pauvre arrive pas à se faire entendre à l'OM et personne veut lui laisser tirer un pénalty obtenu à chaque match ...Le 27/08/2010 à 19:34
à Majorque j'imagine qu'ils savent marqués dans le jeu eux ...Le 27/08/2010 à 19:15