STEVE MANDANDA, comment avez-vous vécu votre premier match en tant que capitaine ?
S.M : On a fait une bonne entame de match avec une bonne conservation du ballon. En revanche, en seconde période, on a eu du mal à repartir. Physiquement, c’était plus difficile. Mais le plus important, c’était de gagner. C’était une belle soirée : le brassard, la victoire et on ne prend pas de but. Ça ne pouvait pas mieux commencer.
Cette victoire vous permet de souffler un peu après deux défaites consécutives ?
S.M : Oui, on savait que l’on était dos au mur avec ces deux défaites d’entrée en championnat. On prend nos premiers points. C’était très important. Il faut continuer dans cet état d’esprit et dans cette solidarité. On sait que la saison va être longue et très difficile. On aura d’autres moments difficiles. Il faut savoir rester solidaire et s’accrocher.
Vous avez été décisif, notamment face à Kévin Gameiro…
S.M : Le premier arrêt que je fais face à lui est très important car il arrive à un moment capital du match, juste avant la mi-temps. Je m’étais mis en tête de ne pas prendre de but. Après, j’ai eu plusieurs duels avec Kevin mais ce n’était pas ce que j’avais en tête en entrant sur le terrain.
Vous avez abordé ce match différemment avec le brassard de capitaine ?
S.M : Les mots du coach et de mes partenaires, c’était de dire qu’il n’y avait pas forcément de changer et de forcer sa nature. Il faut rester soi-même. Et c’est ce que j’ai fait.
Sur le terrain, vous avez davantage parlé à vos coéquipiers ?
S.M : Non, je parle naturellement car j’ai une position qui veut ça. Mais j’ai plus de responsabilités car je dois montrer l’exemple. On doit être irréprochable en dehors et sur le terrain. Je suis exigeant envers moi-même. Mais je l’étais déjà avant. Ça ne change donc pas grand-chose pour moi.
Comment s’est déroulé le choix du capitanat ?
S.M : On a peu de discuté de ça avec le groupe. Ensuite, il y a eu un vote à bulletins secrets. Ce sont mes partenaires qui ont choisi. Et ensuite l’entraîneur a validé. Ça fait encore plus plaisir.
Vous avez accepté cette nouvelle responsabilité sans vous poser de question ?
S.M : J’ai dit oui tout de suite. C’est une fierté et un honneur. Il y a pas mal de responsabilités à gérer également. L’avantage, c’est qu’il y a un groupe très solidaire qui vit bien. Il n’y a donc pas beaucoup de changement. J’ai seulement pris le brassard.
Vous avez tenu un discours particulier à Loïc Rémy ?
S.M : Non, j’ai discuté avec lui comme j’ai pu discuter avec Dédé (André-Pierre Gignac). Si je n’avais pas été capitaine, j’aurais dit la même chose. Je suis très touché par ce qu’il lui arrive. Car on ne parle plus football mais santé. C’est le plus important dans la vie. J’espère sincèrement que ce n’est qu’un petit problème et qu’il va pouvoir nous rejoindre et mettre des beaux buts cette saison.
Les agitations liées au mercato sont oubliées ?
S.M. : Les arrivées de Dédé et de Loïc stabilisent le groupe. On va pouvoir parler uniquement de terrain. On a gagné notre premier match. Mais il ne faut pas s’enflammer. Ça reste un match. Il y en a encore énormément derrière. Il faut garder cet état d’esprit et continuer dans cette voie.
Vous irez à Bordeaux lors de la prochaine journée. Craignez-vous ce déplacement ?
S.M : Ce sera le premier gros test de ce championnat.



DPPI
























Et il a énormement de talentLe 08/10/2010 à 12:02