C'était lui ou Didier Deschamps. Dans une interview accordée à L'Equipe, José Anigo revient sans détour sur l'intersaison de l'OM et le départ de l'ancien coach marseillais. En froid avec DD, le directeur sportif de l'OM a clairement vu d'un bon oeil la fin de l'ère Deschamps à Marseille. Car il ne pouvait plus "continuer comme ça." "Tu ne peux pas vivre à l'écart pendant des années. La situation ne pouvait pas perdurer. A un moment, il faut être heureux et je ne l'étais pas (...). L'an dernier, à part aller voir des matches..."
Renforcer par le début parfait de l'OM en Ligue 1 (quatre matches, quatre victoires), Anigo se félicite que son équipe ait retrouvé certaines valeurs, en ne se privant pas au passage de tancer la méthode Deschamps : "Tu ne peux pas perdre autant de matches sans raison. Il n'y avait plus cette notion de collectif. Aujourd'hui, on l'a retrouvée (...). On ne va pas gagner 38 matches mais les valeurs sont là."
" Barton n'est pas fou ! "
Responsable du recrutement marseillais, Jose Anigo juge le dernier mercato plutôt bien senti. Oui, Marseille ne s'est pas forcément renforcé mais Marseille n'avait pas le choix : "Je crois qu'avec nos moyens, on a fait au mieux", constate-t-il. "Le plus compliqué c'était de vendre." S'il estime que le départ de M'Bia pourra être compensé, il regrette, d'un point de vue sportif, celui d'Azpilicueta, "un joueur de très haut niveau", mais l'OM "n'avait pas le choix." Quant à Alou Diarra : "Il n'a pas fait non plus une de ses meilleures saisons chez nous", admet-il.
Face à la puissance financière du PSG made in QSI auquel il ne manque pas d'ajouter un peu de pression ("s'ils ne sont pas champions, c'est une faute professionnelle"), Anigo estime malgré tout que l'OM "n'arrive pas avec une équipe de cacahuète." "Une fois qu'on enlève Paris, on est là pour jouer le reste", prévient Anigo. Jouer le reste certes mais pas la Ligue Europa qui "n'est pas un vrai objectif." C'est en Coupe d'Europe que Joey Barton, le seul gros coup du mercato de l'OM, débutera sous ses nouvelles couleurs. Anigo n'est pas peu fier de sa recrue à la réputation sulfureuse. "On en avait besoin", estime Anigo qui s'attache à éteindre tous les incendies qui entourent la personnalité du bad boy anglais. "On ne va pas lui raconter la messe tous les jours. Quand a on discuté avec lui, on n'a pas eu l'impression qu'il était fou."
Aujourd'hui, Anigo refuse l'idée selon laquelle il aurait repris le pouvoir à l'OM : "Ça m'énerve", peste-t-il. "On pense toujours que je fais la pluie et le beau temps mais c'est faux. La meilleure des preuves, c'est que l'an dernier j'ai passé sept mois en retrait." Oui mais depuis Deschamps est parti et Anigo est de retour aux affaires.



DPPI




















