CONSTAT :
Bordeaux ne perd plus. Mais ne gagne plus non plus. Si les Girondins restent sur 13 matches sans défaite en Ligue 1, ils ont concédé quatre nuls consécutifs depuis leur victoire face à Rennes (1-0) lors de la 2e journée. Comme le nul ne paie pas, les voilà qui stagnent à la 6e place après un début de saison très convaincant. Pourtant les Girondins ont de sérieux arguments et restent l'une des rares équipes à avoir pu accrocher le PSG depuis le début de saison (0-0). L'éclosion de Saivet, la régularité d'Obraniak et les atouts Plasil ou Carrasso constituent un effectif capable de nourrir quelques ambitions européennes.
POINT FORT : UN GROUPE QUI SE CONNAIT PAR COEUR
Ils sont encore nombreux les champions de France 2008-2009 dans l'effectif bordelais. Dix joueurs pour être précis qui se côtoient depuis quatre ans en Gironde. Un socle solide sur lequel s'appuie Francis Gillot pour construire un effectif qui se connait par coeur. Aucune arrivée, trois départs majeurs : Bordeaux a fait dans la sagesse cet été. Son bon début de saison s'explique surtout par cette continuité entre une saison 2011-12 terminée en boulet de canon (six victoires) et un nouvel exercice pour le moment convaincant. Les valeurs sûres (Plasil, Carrasso, Tremoulinas, Obraniak) font le job alors que ceux qui ont déçu l'an dernier (Ben Khalfallah, Saivet) retrouvent leurs esprits. L'arme principale est toujours la même : les coups de pieds arrêtés (quatre des sept buts de la saison)
POINT FAIBLE : UN EFFECTIF TROP LEGER
C'est une constante depuis le début de saison. Après des matches, souvent emballants, en Ligue Europa, Bordeaux a du mal à réciter la même partition en championnat. Après chacune de ses sorties européennes, l'équipe de Francis Gillot a concédé le nul. Face à Nice (1-1) et Ajaccio (2-2), les Girondins ont perdu quatre points dans les arrêts de jeu, victimes de coups de pompe qui leur coûtent déjà cher. Bordeaux veut jouer la Ligue Europa à fond. C'est tout à son honneur mais cela comporte de gros risques pour un club qui n'a pas profité du marché des transferts pour gonfler son effectif, bien au contraire. Voilà donc Bordeaux qui court deux lièvres à la fois avec un effectif aminci. Le risque est grand de disperser ses forces. "Si on choisit de jouer la Coupe d’Europe à fond, et je pense que c’est ce qu’on va faire, il faut s’attendre à perdre des points en championnat", prévient Francis Gillot.
LA STAT : 1
Comme le nombre de défaite de Bordeaux à Chaban-Delmas sur ses 21 dernières rencontres, pour dix victoires et dix nuls. Seul Nice (3 mars 2012) a réussi à s'imposer sur les terres girondines.



AFP




















