Rennes se dirigeait tranquillement vers sa deuxième victoire de la saison. Un succès ô combien important. Pour le club. Pour son coach, Frédéric Antonetti, encore plus. Mais c’était sans compter sur la prouesse du gardien toulousain Ali Ahamada, auteur d’une splendide tête retournée dans les tréfonds des arrêts de jeu. Outre son but, magnifique, improbable, l’international Espoirs a réalisé un match de grande classe, repoussant la plupart des tentatives rennaises et parvenant à laisser son équipe dans la partie.
Monté sur le dernier coup franc de la rencontre, le portier du Téfécé a surgi pour placer une tête salvatrice et imiter Grégory Wimbée, dernier portier-buteur dans le jeu, en novembre 1996 (Nancy-Lens). "On était mené 2-1, et j'étais énervé pendant toute cette fin de rencontre. J'avais cette rage de vaincre de revenir par le biais de nos attaquants, peu importe qui, a-t-il commenté sur RTL. Sur cette dernière offensive, je monte, Ben Yedder prend le coup de pied arrêté en main, je me place au deuxième poteau suite au conseil de Serge Aurier et je mets un contre-pied à Benoît Costil". Comme possédé, il s'est ensuite précipité vers les supporters toulousains, ivres de bonheur. Juste après le coup de sifflet final. Après sa légitime explosion de joie, il a rapidement retrouvé son flegme devant les caméras de BeIn Sport, concédant un relatif "ça n’arrive pas souvent, c'est vrai".
Avant de regagner les vestiaires, Ahamada a eu le droit à un tour d'honneur : "Ça restera un moment gravé à jamais dans ma mémoire, je ne suis pas près de l'oublier et ma famille sera là pour me le rappeler, a-t-il rajouté. J'ai eu droit à une petite ovation de la part de mes coéquipiers ensuite. Ils m'ont félicité pour ce coup de folie, d'être monté à l'abordage et d'avoir amené le point de l'égalisation." Simple comme un coup de tête pour ce jeune homme qui ne totalise que 38 matchs de Ligue 1 à son actif. Arrivé à Toulouse en 2009, Le Martégal a gagné ses galons de titulaire en début de saison dernière. Au point d'être immédiatement comparé à Fabien Barthez. Après avoir passé un bon nombre de ses week-ends avec la CFA à ses débuts, Ahamada a su profiter d’une cascade de blessures pour découvrir l'élite en février 2011. C'était contre Rennes. Déjà...





AFP




















