JOEY BARTON, a vez-vous eu peur que votre transfert à l'OM ne puisse pas aboutir ?
J.B. : À la fin mercato, il y a eu quelques incertitudes. Mais mon cas était assez simple. C'était réglé depuis mercredi. Mais la complication venait du transfert de Stéphane (Mbia) à QPR. Personnellement, j'ai toujours cru en mon destin. C'est une chance pour moi de pouvoir venir à Marseille.
Quelles vos premières impressions après quelques jours passés à Marseille ?
J.B. : Je suis ravi de venir ici. Dès que j'ai eu l'opportunité de signer dans un club de cette envergure, j'ai tout de suite accepté. C'est un très grand honneur. Lorsque j'ai vu le stade Vélodrome, la Commanderie et le centre de formation, j'ai été très impressionné. J'ai sauté sur l'occasion.
Vous connaissiez bien l'OM avant d'arriver à Marseille ?
J.B. : C'est un grand club au niveau français et européen qui joue souvent la Ligue de champions. Les matchs de l'OM ont été beaucoup télévisés en Angleterre. Quand j'avais 10 ou 11 ans, je me rappelle très bien de la grande équipe de 1993 avec Deschamps, Boli et Boksic. Ensuite, il y a eu des problèmes au club. Et récemment, ils ont été très impressionnants en Coupe d'Europe contre Liverpool notamment.
Vous sentez déjà la ferveur des supporters ?
J.B. : Ici, c'est quand même un peu comme en Angleterre. Il y a une telle passion pour le foot. Tout le monde soutient l'équipe. L'attitude et la mentalité des supporters marseillais ressemblent à celles des fans anglais. A Marseille, le foot et la vie dans la cité sont intrinsèquement liés. Il y a une certaine osmose. Ce n'est pas le cas à Londres ou à Paris. Quand on gagne, toute la ville est heureuse. Alors que quand on perd, les gens sont tristes. C'est comme ça dans des villes comme Liverpool et Newcastle.
Quand pensez-vous pouvoir être opérationnel ?
J.B. : J'ai été suspendu 12 matchs après un incident contre Manchester City. Je dois encore purger 8 matchs. Mais j'ai été en vacances pendant 10 semaines. Ce n'est pas bien (rires). Le plus important aujourd'hui, c'est de me remettre en forme. J'ai vraiment hâte de jouer pour cette équipe dans son stade.
On va voir un nouveau Joey Barton à l'OM ?
J.B. : Oui, peut-être (rires). L'essentiel, c'est de pouvoir continuer à exercer mon métier de footballeur. Je ne suis pas là pour me faire des copains. Je ne suis pas en vacances. Je veux montrer quelles sont mes qualités sur le terrain. C'est-à-dire un footballeur qui s'engage dans le jeu.
Allez-vous prendre des précautions particulières envers les arbitres français ?
J.B. : Mon problème, c'est que j'ai souvent été stupide. Il faut que je répare les dégâts. Mais les gens qui me connaissent savent que je suis un gentil garçon. En Angleterre, ils ne le savent pas. J'espère qu'en France les supporters vont me juger sans arrière-pensée. L'important pour moi, c'est de jouer au football et de pouvoir améliorer mon jeu. Je veux progresser dans ma carrière avec un club comme l'OM qui a envie de gagner.
Est-ce difficile pour un joueur anglais de s'imposer dans le championnat français ?
J.B. : Non, je ne pense pas. Plusieurs joueurs britanniques ont réussi ici : Tony Cascarino, Trevor Steven, Joe Cole et bien sûr Chris Waddle. Le foot en France est d'un très bon niveau. Bien sûr, il y a des différences culturelles entre les deux pays. On ne parle pas non plus la même langue. Mais je m'adapte.
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