Belhanda repart de zéro

Belhanda repart de zéro - Football - Ligue 1DPPI

Décidé à poursuivre son parcours avec Montpellier, Younès Belhanda a effectué son retour ce week-end, avec sa première titularisation depuis quatre mois. Sans Olivier Giroud, mais avec de nouveaux partenaires et des ambitions à satisfaire, sur un plan individuel comme collectif.

Un petit temps de latence pour se remettre dans le rythme, de nouvelles inspirations déroutantes et un point noir. De retour à La Mosson (défaite 0-1 contre Marseille) Younès Belhanda n'a visiblement rien perdu de ses qualités individuelles au cours de l'été mais il est désormais privé de son principal compère de la saison du titre. Et, comme Rémi Cabella ces dernières semaines, le meneur de jeu montpelliérain a eu toutes les peines du monde à trouver Emmanuel Herrera, successeur d'Olivier Giroud à la pointe de l'attaque du champion de France.

Après avoir manqué la fin de la saison dernière (suspendu pour quatre matches après un coup de sang face à Evian-TG) et les premiers matches de la saison (touché à la cheville), Younès Belhanda se donne du temps. "J'essaie de monter en régime petit à petit", a-t-il expliqué après la défaite contre Marseille, conscient de son "déficit physique" et "même technique" du moment. Remplacé par Cabella en fin de match (80e), Belhanda n'a pas encore 90 minutes de Ligue 1 dans les jambes et affiche sa "crainte" de se tordre à nouveau la cheville.

"Difficile de trouver les automatismes avec Herrera"

Surtout, Belhanda doit reconstruire toute une relation tactique et technique avec le nouveau titulaire du poste d'attaquant de pointe. "Emmanuel Herrera n'est pas Olivier Giroud", ne cessent de clamer les Montpelliérains, et ça se voit sur le terrain. Plutôt comparé à Gonzalo Higuain par l'encadrement technique de la Paillade, le buteur argentin est moins mobile que son prédécesseur, plus attiré par la zone de vérité et bien moins acteur du jeu. Peu de chances de voir "el Tanque" réaliser neuf passes décisives cette saison en Ligue 1, comme Giroud la saison passée.

Belhanda est même le premier à le reconnaître, "c'est difficile sans lui (Giroud). Jouer devant avec lui, c'est s'adapter à son style de jeu." Et le milieu offensif marocain de confesser ses difficultés au moment de découvrir Emmanuel Herrera, moins enclin à jouer le rôle de point d'appui dévolu à Giroud : "Maintenant, il faut faire avec le nouveau et c'est difficile de trouver les automatismes. L'an dernier, on avait beaucoup d'actions, ça ne sera peut-être pas le cas cette année."

Hazard en exemple

Resté découvrir la Ligue des champions avec son club formateur, Younès Belhanda va être amené à prendre plus de responsabilités, maintenant que les possibilités offertes par Giroud se sont envolées. Et prendre ainsi le sillage d'Eden Hazard? "Je trouve que c'est un bon modèle, explique le meneur de jeu dans un entretien à L'Equipe magazine paru ce week-end. Il aurait pu faire le forcing pour quitter Lille en 2011. Il ne l'a pas fait, a accompli une super saison en prenant le jeu en main, puis a signé à Chelsea, le champion d'Europe. Lille a touché un joli chèque (40 millions d'euros), tout le monde est content."

Le Marocain, qui confesse avoir voulu partir cet été ("ça me titillait d'aller à l'étranger dans un gros club"), ambitionne le même type de parcours que celui du Belge. "J'espère qu'un jour, Montpellier touchera le gros lot grâce à moi, confie-t-il dans le même entretien. Ce club m'a tout donné, c'est normal qu'il reçoive en retour." Pour cela, Belhanda devra réussir plus que contre Marseille, individuellement comme dans sa relation avec ses partenaires.