Cris, le nouveau message

Cris, le nouveau message - Football - Ligue 1AFP

L'arrivée à Lyon de Milan Bisevac met encore un peu plus la pression sur Cris, prié début juillet par Jean-Michel Aulas de quitter l'OL, au plus vite si possible.

Milan Bisevac a débarqué. Et Cris se retrouve encore une fois au coeur de l'actualité. Le Brésilien de 35 ans a été prié de changer d'air par Jean-Michel Aulas à l'instar des autres gros salaires du club - ces fameux "dinosaures ou des pharaons du vestiaire" comme les avaient décrit JMA dans Le Progrès. "Cris ne peut pas rester avec nous", avait affirmé le président de l'OL, laissant de côté le palmarès pour ne s'attacher qu'aux performances actuelles d'un joueur dont le salaire mensuel est estimé à 350.000 euros. L'arrivée de Milan Bisevac semble pousser un peu plus Le Policier vers la sortie. Toutefois, depuis le début de l'été, le comportement du Brésilien est irréprochable.

Délesté de son brassard de capitaine, discret dans les médias, hormis pour affirmer "qu'il est au travail", ses performances dans les matches de pré-saison et le Trophée des champions ont été louées par Bernard Lacombe, conseiller du président, et il a été la clé de voûte d'une défense qui n'a pas pris de buts à Rennes (1-0) pour la deuxième fois de suite après un nul (0-0) à Porto pour la dernière rencontre amicale.

Fragilité physique

"Pour l'instant, je suis très concentré sur mon travail, c'est tout ce qui compte. Il n'y a rien de concret pour moi ailleurs", a commenté Cris après la victoire à Rennes où il s'est dit "content de son match". "J'étais bien dans les duels, ça s'est bien passé", a-t-il encore estimé. Toutefois, son problème principal est désormais une certaine fragilité physique qui ne lui permet plus vraiment d'enchaîner deux matches hebdomadaires, ce qui sera le programme de l'OL à partir de septembre avec le début de l'Europa League.

En fin de saison, une opportunité au Moyen-Orient n'a pas abouti pour lui, pas plus qu'au Brésil où les propositions qui lui auraient été formulées n'ont pas retenu son attention. Depuis quelques jours, le nom de Majorque revient avec insistance. Mais rien ne bouge vraiment. Avec le renfort de Bisevac, l'Olympique lyonnais compte désormais cinq joueurs en défense centrale, secteur où l'équipe a été en difficulté la saison dernière.

"Bien plus performant dans l'axe"

Jeudi, Rémi Garde a considéré le Serbe "bien plus performant dans l'axe qu'à droite" quelques heures après que Jean-Michel Aulas a évoqué une charnière composée de Bisevac et Dejan Lovren, lequel n'a pas joué depuis trois mois et demi en raison d'une blessure au pied droit. Et l'échec de l'échange prévu entre Milan Bisevac et l'arrière droit Anthony Réveillère, recalé à la visite médicale à Paris, pourrait ne pas arranger non plus les affaires de Cris. "Moi, je suis un professionnel et je joue là où l'entraîneur me dit de jouer", prévient Milan Bisevac. Pour l'heure, Garde reste discret sur ses intentions.

"Cris, comme Dejan, Samuel Umtiti, Bakary Koné ou encore Milan, postulent aux mêmes postes. Il y a une concurrence qui s'installe. En début de saison, on a toujours tendance à penser que l'on a trop de joueurs mais quand les matches s'enchaînent, on a besoin de tout le monde", souligne l'entraîneur lyonnais. "J'ai besoin de garçons au service du collectif se servant de la concurrence pour progresser avec l'état d'esprit qui va avec. Le reste, ce sont mes choix et le groupe se nourrit de la concurrence", conclut-il. Samedi contre Troyes, la composition de la défense sera forcément interprétée.