Et de quatre mandats. A la tête de la Ligue de football professionnel depuis 2002, Frédéric Thiriez a été réélu président de l'institution pour la troisième fois vendredi, à l'issue d'une Assemblée général qui se tenait à Paris. Sa réélection n'est pas une surprise puisqu'il était le seul candidat à sa succession. Selon les statuts de la LFP, seuls les membres du collège des indépendants (Jean-Pierre Denis, Laurent Vallée, Alain Giresse et Didier Quillot en plus de M. Thiriez) pouvaient se présenter à l'élection. Frédéric Thiriez a été réélu à l'unanimité, 84 voix sur 84, vendredi, président de la Ligue de football professionnel (LFP) à l'issue d'une Assemblée générale qui s'est tenue à Paris. Thiriez bénéficiait en outre du soutien de l'UCPF, le syndicat des clubs professionnels, et de l'Union des acteurs du football (UAF).
"La plus belle récompense de ces dix ans de travail, c'est la confiance renouvelée des acteurs du foot. Mais c'est aussi une très haute exigence", a réagi Frédéric Thiriez après le vote. A la tête de l'instance depuis plus de dix ans, Frédéric Thiriez, avocat de profession, repart donc pour un nouveau mandat de quatre ans qui sera marqué par l'Euro-2016, le grand rendez-vous à ne pas manquer pour le football français. Il aura comme principal objectif de redresser la situation économique extrêmement précaire du football français, qui va devoir absorber la baisse des droits télé à partir de la saison 2012-2013 (607 millions d'euros par an pour la L1 pour la période 2012-2016 contre 668 millions pour 2008-2012). A la fin de la saison 2010-2011, les clubs professionnels français étaient déficitaires de 65 millions d'euros et le bilan ne devrait pas s'améliorer en 2011-2012 compte tenu des dépenses considérables du Paris SG.
Aulas : "Consensus sur des objectifs communs"
"Nous aurons une politique commerciale plus agressive", a ainsi promis le président de la LFP dans son discours de clôture, qui entend également développer les "recettes hors drois télé". "L'objectif est d'augmenter le chiffre d'affaires de notre Ligue de 20 à 25%, c'est à dire de 200 à 250 millions d'euros par an d'ici cinq ans", a ajouté Frédéric Thiriez, qui a également souhaité la création d'une "commission du développement économique en charge de la recherche de recettes nouvelles". Des dirigeants de clubs avaient suggéré des améliorations à apporter dans le domaine commercial et marketing. "Disons qu'il y a eu un consensus sur des objectifs communs", a simplement résumé le président de Lyon Jean-Michel Aulas à l'issue de l'Assemblée générale.
Sans mettre de conditions à leur soutien à M. Thiriez, les membres de l'UCPF, dont certains ont été déçus par les résultats du dernier appel d'offres sur les droits télé, ont également soulevé des améliorations à apporter dans le domaine commercial et marketing. Au plan sportif, il devra donner un nouvel élan à un football français tombé au sixième rang de l'indice UEFA. En 2007, un an avant sa dernière réélection, M. Thiriez avait lancé un plan Footpro-2012 qui fixait plusieurs objectifs pour l'horizon 2012, notamment une 3e place à l'indice UEFA et une victoire française en Ligue des champions. Un plan trop ambitieux.



AFP




















