Des petits bonheurs sous le maillot de l'Olympique de Marseille, André-Pierre Gignac n'en a pas connu des masses depuis son arrivé au club, il y a maintenant deux saisons. Dimanche, en ouvrant le score face à Sochaux (2-0), l'international français s'est rappelé combien il était agréable de marquer au stade Vélodrome, ce qu'il n'avait réussi qu'une fois depuis janvier 2012, face à Auxerre lors de la 37e journée du dernier championnat. Le week-end dernier, Gignac a remis ça et confirmé qu'il était sur de bons rails alors que l'exercice 2012/2013 n'en est qu'à ses premiers balbutiements.
Loïc Rémy sur le flanc, André-Pierre Gignac a parfaitement rempli le vide laissé par le numéro 11 olympien alors que beaucoup semblaient découragés par le cas de l'ancien Toulousain, meilleur buteur du Championnat de France 2008/2009 (24 réalisations). Lui n'a pas baissé les bras. En 2011, une pubalgie, un passage par Merano avaient perturbé sa préparation. Cette fois, elle a été complète. Et ça change beaucoup de choses. Elie Baup est le premier à le reconnaitre. "La chose essentielle pour moi, c’est qu’il n’a pas été blessé, qu’il a fait une vraie préparation complète. Il le reconnaît lui-même. (...) C’est important pour lui, à son poste, d’être bien physiquement. Après, s’il commence à mettre des buts, l’aspect mental suit et tout s’enchaîne", a confié l'entraîneur de l'Olympique de Marseille sur le site du club.
Gignac "n'a plus de joker"
Baup et Gignac avaient déjà fait équipe à Toulouse. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la mayonnaise n'avait pas pris, le coach à la casquette préférant Johan Elmander au Français, relégué sur le banc ou sur un côté. L'attaquant arrivait de Lorient et avait dû ronger son frein, n’inscrivant que deux petits buts en Ligue 1. L'année d'après, Baup laissait les rênes à Alain Casanova. Et Gignac explosait.
Evidemment, quand Baup a signé à l'OM pour remplacer Didier Deschamps, entraîneur avec qui APG a également eu maille à partir, il a fallu que les deux hommes se parlent et crèvent l’abcès latent. "Pour être sincère, c’est le premier joueur que j’ai eu en entretien individuel. Il est le premier joueur que j’ai rencontré, avec qui j’ai parlé. On a parlé de notre projet en commun et de notre projection sur notre saison, et j’ai senti chez lui cette volonté de changer le cours des choses, d’apparaître sous un autre visage", révèle Baup. Gignac est sur le bon chemin mais la mission de l'attaquant ne s'arrête pas là. "Il sait qu’aujourd’hui il doit confirmer, qu’il n’aura plus la possibilité de se manquer, reconnait Elie Baup. Il n’a plus de joker : il faut qu’il réussisse, et il a bien conscience de tout ça."
- Plus d'infos



AFP





















