"Son arrivée est très romantique car c'est historique : il avait laissé une trace formidable." Comme toujours, Jean-Michel Aulas en a fait des tonnes au moment de saluer le retour à l'Olympique Lyonnais de Steed Malbranque. N'empêche que cet après-midi, certains supporters de l'Olympique Lyonnais seront peut-être nostalgiques du temps qui passe en le voyant de nouveau à Gerland. De 1998 à 2001, celui qui était à l'époque un milieu offensif un peu "chien fou" était l'un des chouchous du public lyonnais, lequel appréciait autant sa combativité que ses percussions sur son aile droite, en dépit d'un certain manque d'efficacité (7 buts en 96 matchs officiels).
Bernard Lacombe était à l'époque son entraîneur : "J'ai en effet eu la chance de le faire débuter en Ligue 1, nous a confié le conseiller du Président Aulas. Quand on est entraîneur, avoir un garçon comme lui dans son groupe n'est que du bonheur : il bosse, fait les efforts, et il avait été énorme durant la période qui avait été la mienne. Je suis très content qu'il revienne à la maison." Un retour justement favorisé par "Nanard" à côté duquel Steed avait assisté à la dernière rencontre de la précédente saison, entre l'OL et Nice (3-4). À la recherche d'un milieu de terrain d'expérience, Rémi Garde avait décidé de lui offrir la possibilité de s'entraîner avec la réserve au début de l'été : "Je voulais simplement vérifier l'état dans lequel il était, que ce soit physiquement ou mentalement. Et il m'a conquis par sa détermination."
Gonalons avait 12 ans
Le joueur avait en effet su saisir la perche tendue par son club formateur : "Je m'étais entretenu physiquement et je savais que j'étais prêt de ce point de vue-là, tout s'est donc bien passé. Je n'avais pas envisagé de revenir un jour dans mon club formateur, l'opportunité s'est présentée et je suis très heureux d'être là." Signe du temps qui passe, Steed Malbranque aura pour son retour un certain Maxime Gonalons comme capitaine. Ce dernier n'avait que douze ans quand le premier avait quitté l'OL pour Fulham : "J'étais au centre de formation, je l'aimais beaucoup car il était important pour l'équipe et il donnait énormément. Si cela me fera bizarre d'être son capitaine? Non, c'est le football." Qui est parfois un éternel recommencement.
- Plus d'infos





DPPI





















