Dans quel état d'esprit êtes-vous après la défaite en Allemagne ?
STEVE MANDANDA : On est toujours déçu après une défaite. Mais on n'est pas abattu. Nous sommes sur une mauvaise série, c'est clair. Mais il ne faut pas non plus tomber en situation de crise. Car il n'y a pas de crise !
Malgré tout, comment pensez-vous sortir de cette spirale de contre-performances ?
S.M. : Il faut juste rectifier ce qui n'a pas marché lors de nos dernières rencontres. Et reprendre ce que l'on faisait de bien dans nos premiers matchs en début de saison. C'est toujours embêtant de perdre. Mais on reste bien placé en Europa League comme en championnat. Et c'est le plus important aujourd'hui.
Avez-vous peur de voir ressurgir la même série de mauvais résultats de la saison dernière ?
S.M. : La saison dernière, c'était une très longue série négative qui a fait beaucoup de mal au club. Même aux supporters. On a oublié et on espère ne pas revivre une telle situation. Dès dimanche, on souhaite retrouver le goût de la victoire. Et repartir vers une série positive.
Vous encaissez beaucoup de buts en ce moment. Comment expliquez-vous ces difficultés défensives ?
S.M. : Quand on prend des buts, on est toujours déçu. Surtout quand on est gardien... Que je fasse des bons ou des mauvais matchs, je me remets toujours en question. Maintenant, le seul remède reste le travail et la communication entre les joueurs.
L'OM semble avoir perdu ses repères. C'est aussi votre impression ?
S.M. : On est tous conscients qu'en début de saison tout nous souriait. Cette force collective nous rendait presque imbattable. Avec les résultats actuels, on dégage moins de force collective. Ce qu'on était capable de faire en début de saison, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le refaire. Il ne faut pas tomber dans le négatif. Et continuer de travailler. Surtout, il faut garder confiance. Il n'y a pas de raison que ça n'aille pas mieux dans les prochains jours.
Sur quels points l'OM doit-il particulièrement progresser ?
S.M. : Ce qui nous coûte beaucoup de points en ce moment, ce sont les coups de pieds arrêtés. On le sait. Mais on n'en prenait pas en début de saison. C'est une question de confiance et de détermination. Il faut retrouver cette agressivité que l'on avait en début de saison.
Vous êtes inquiet ?
S.M. : Non, je ne suis pas inquiet. Il y a des séries comme ça. J'en ai déjà vécues. On enchaînait quatre ou cinq matches en encaissant que des coups de pieds arrêtés. C'est une question d'état d'esprit et de volonté de gagner des duels.
Après le bon début de saison, l'OM s'est-il endormi sur ses lauriers ?
S.M. : Non. Et je suis catégorique là-dessus. Je savais que ça ne tenait qu'à un fil et que ça pouvait basculer très vite.
Dimanche, Marseille disputera un match capital contre Lyon. Il y a beaucoup de ressemblances entre les deux équipes ?
S.M. : On a quelques similitudes avec eux. Pas mal d'éléments sont partis des deux côtés. On ne nous attendait pas forcément. Et on se retrouve dans les trois premiers. Il reste de bons joueurs dans chaque équipe. C'est un groupe d'expérience qui n'a pas beaucoup changé. Comme nous...
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