L'entraîneur actuel de l'Olympique de Marseille Elie Baup et sa compagne ont été mis en examen récemment dans le cadre d'une enquête pour escroquerie aux allocations chômage, a appris l'AFP lundi de sources proches des investigations. M. Baup est soupçonné d'avoir perçu une rémunération pour ses interventions en tant que consultant sur la chaîne de télévision cryptée Canal+ en même temps que des allocations chômage considérables après son départ du FC Nantes, en 2009, selon une source proche de l'enquête.
Le juge toulousain Didier Suc a mis en examen M. Baup juste avant sa nomination à l'OM, selon une source proche du dossier. Elie Baup a succédé le 4 juillet à Didier Deschamps à la tête du club marseillais. Pôle Emploi s'est constitué partie civile dans le dossier, selon l'une de ces sources. C'est Pôle Emploi, s'estimant victime de centaines de milliers d'euros de préjudice, qui a signalé les faits présumés au parquet de Toulouse. Celui-ci était compétent parce que M. Baup résidait alors en Haute-Garonne.
Le 8 février, M. Baup avait été placé en garde à vue à la gendarmerie de Boulogne-sur-Gesse (Haute-Garonne). Il s'était expliqué alors pendant plusieurs heures devant les enquêteurs sur les faits dénoncés par Pôle Emploi. Il avait été relâché sans autre mesure à son encontre mais une information judiciaire pour escroquerie avait tout de même été ouverte fin février à Toulouse. Elle visait M. Baup ainsi que sa compagne.
Baup prêt à rembourser
Les gendarmes de la section de recherches de Midi-Pyrénées, chargés des investigations, ont rendu leur rapport au printemps. "Le parquet (a) requis leur mise en examen et tous les deux ont été mis en examen pour escroquerie", a rapporté une source proche de l'enquête sans préciser exactement les agissements présumés de la compagne de M. Baup. Le procureur de Toulouse Michel Valet a invoqué le secret de l'instruction et a refusé de d'exprimer sur cette affaire. M. Baup lui-même n'a pu être joint.
L'entraîneur, qui a confirmé par téléphone avoir été mis en examen avant sa prise de fonctions à l'OM début juillet, a nié toute intention de frauder; il a assuré s'en être remis à cette époque à des spécialistes de ces questions. "Il n'y a rien eu d'intentionnel. J'ai suivi les conseils de professionnels de ces questions", a-t-il dit. "Bien sûr", a-t-il dit à l'AFP qui lui demandait s'il était prêt, le cas échéant, à rembourser Pôle Emploi, qui s'est constitué partie civile: "Si une erreur a été commise, si un jugement est rendu en ce sens, cela ne posera aucun problème".
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