Le PSG version QSI a bouclé sa première année en laissant une impression mitigée, avec une force de frappe offensive indéniable et une fragilité défensive avérée. Sa marge de progression dans ce secteur reste très importante, et le recrutement de Thiago Silva va dans ce sens. Mais les évolutions du jeu parisien ne se limiteront pas à l'aspect défensif. Les arrivées d'Ezequiel Lavezzi et Zlatan Ibrahimovic vont modifier une animation offensive qui a prouvé sa valeur la saison passée sous l'influence de Nene, dont le rôle au sein du club reste à définir cette saison.
UNE DEFENSE INCONSTANTE
Le PSG n'a jamais réellement trouvé sa stabilité défensive la saison passée. Même s'il possédait la cinquième défense de l'élite, le club de la capitale a concédé pas moins de 41 buts. Malgré des prestations de haut vol, Salvatore Sirigu a dû aller chercher le ballon au fond de ses filets au moins une fois par match en moyenne. C'est trop pour une équipe qui a multiplié les charnières différentes, que ce soit lors de matches aller avec Antoine Kombouaré, ou lors des matches retour avec Carlo Ancelotti. Les solutions offertes au technicien italien en défense centrale seront encore plus nombreuses cette saison avec l'arrivée du Milanais Thiago Silva. Considéré comme l'un des meilleurs à son poste au niveau mondial, le Brésilien doit permettre au PSG de trouver cette solidité défensive qui lui a tant fait défaut la saison passée.
UN JEU TROP AXIAL
Au regard des statistiques, il n'y a pas grand chose à dire sur l'animation offensive du PSG en 2011/2012. Paris avait la meilleure attaque de Ligue 1 avec 75 buts, dont 50 inscrits à la suite de passes décisives, un record au sein de l'élite. Le club de la capitale a d'ailleurs placé deux joueurs à plus de dix passes décisives (12 pour Ménez, 11 pour Nene), ce qui est plutôt rare sur une saison dans le championnat de France. S'il s'est révélé efficace, le jeu offensif du PSG n'en était pas moins stéréotypé. Les Parisiens ont eu trop tendance à délaisser les côtés pour passer dans l'axe. Ils ont ainsi adressé 14,3 centres par match, ce qui ne constitue que la 12e meilleure moyenne en Ligue 1. Et cela peut paraître paradoxal, car la qualité des centres était bonne (19,9% de centres réussis, la quatrième meilleure moyenne de L1). Le PSG sera d'autant plus dangereux cette saison s'il parvient à diversifier davantage ses attaques.
L'INCONNUE NENE
L'incertitude concernant l'avenir de Nene agite le marché des transferts. Elle jette aussi un voile sur le visage du PSG dans le jeu cette saison, tant l'impact du Brésilien était énorme sur le rendement offensif parisien en 2011/2012. Le numéro 10 était le meilleur buteur du club (21 buts), son meilleur réalisateur à domicile (18 buts), son deuxième meilleur passeur (11 passes décisives). Nene était aussi le joueur de champ le plus utilisé (35 matches, tous comme titulaire) et le seul de l'effectif à avoir dépassé la barre des 3000 minutes de temps de jeu avec le gardien Salvatore Sirigu. Les arrivées de Zlatan Ibrahimovic et Ezequiel Lavezzi n'ont pas remis que son statut en question. Elles vont aussi modifier une animation offensive qui a largement fait ses preuves l'an passé : avec 75 buts inscrits, le PSG a établi la meilleure performance de l'histoire de la Ligue 1, à égalité avec l'OM 1989/1990. Et Nene a joué un rôle primordial dans ce phénomène.
- Plus d'infos



DPPI





















