Le match OM-PSG arrive vite. Y p ensez-vous déjà ?
L.R : Ce que je peux dire, c'est que Paris va venir à Marseille pour gagner. Car si on les bat, ce sera difficile de revenir sur nous.
Vous aviez marqué la saison dernière contre Paris. Vous aimeriez récidiver cette année ?
L.R : C'est vrai que je pense à ça depuis un moment... L'an dernier, c'était une sensation énorme. Cette saison, ça va aussi être un très bon match. Car en face il y a de grands joueurs. Je peux vous dire que j'ai des fourmis dans les jambes...
Justement, vous revenez d'une longue blessure. Comment vous sentez-vous ?
L.R : Bien. J'ai repris mes moyens car j'ai beaucoup travaillé. Aujourd'hui, j'ai à cœur de continuer l'aventure avec cette équipe qui fait de très belles choses.
Vous avez connu plusieurs blessures. Ça vous fait douter ?
L.R : Mentalement, ce fut difficile de rater l'Euro. Après, j'entends dire que je suis fragile. C'est peut-être le cas... Car je me blesse souvent. Mais j'ai une vie saine, je dois retrouver la réalité du terrain et mes sensations. Je ne me considère pas comme un joueur fragile.
Vous avez eu plusieurs occasions de marquer en championnat. Que vous manque-t-il ?
L.R : Pas grand chose... Je suis rentré à Montpellier, j'ai loupé une occasion. Je m'en suis mordu les doigts. Contre Rennes, j'ai deux opportunités. Avec un brin de réussite, je les mets au fond. L'équipe tourne bien sans moi avec des joueurs qui méritent de jouer. On ne peut pas tout chambouler. Je suis là pour apporter encore plus.
Elie Baup a façonné une équipe sans vous...
L.R : J'ai lu que j'avais raté le train. Ça me fait plaisir (sic). C'est vraiment un défi supplémentaire. Car je dois revenir dans l'équipe. Il y a de la concurrence. Je me mets un handicap car je suis l'attaquant n°2 ou n°3 car il y a André-Pierre Gignac mais aussi Jordan Ayew.
"J'ai envie d'aller à l'étranger"
Cette nouvelle concurrence est difficile à vivre ?
L.R : Je vais essayer de grappiller des minutes de match en match. Je veux montrer que je suis là. J'ai envie de gagner ma place. Mais la concurrence est saine entre nous. On veut tirer le groupe vers le haut. Et puis on fera les comptes à la fin.
Gignac est de retour sur le devant de la scène. Vous êtes surpris de sa réussite ?
L.R : (S'adressant aux journalistes) Vous lui en avez mis dans la tête ! Mais il a réussi à revenir. Ça prouve qu'il a des qualités mentales énormes. Je suis vraiment très content pour lui. Car c'est un bon gars. Il a bossé très dur. Et il a pris conscience qu'il fallait bosser pour avoir ce qu'on voulait. Les gens l'attendaient au tournant. "Dédé" est redevenu le guerrier qui marquait des buts à Toulouse.
Pensez-vous qu'une association soit possible à la pointe de l'attaque de l'OM ?
L.R : Si on regarde les matchs, on n'a pas évolué souvent ensemble... Mais ça sera peut-être le cas cette saison. J'aime bien le jeu de "Dédé". Car je peux l'utiliser pour prendre les espaces. Après, le système actuel fonctionne...
Vous êtes étonné de voir Marseille en tête du classement ?
L.R : Non. Car les joueurs se battent les uns pour les autres. Ce n'était pas forcément le cas la saison dernière. Pour les adversaires, ce n'est plus une partie de plaisir. Je pense qu'on fait peur de nouveau. Et on a frappé un grand coup en étant leader avec six victoires. Aujourd'hui, on postule pour le titre.
Cet été, vous étiez sur le départ. Vous regrettez d'être resté à Marseille ?
L.R : Non, pas du tout. Je voyais que le club voulait me vendre. Et je m'étais mis dans la tête un départ. Mais une fois le mercato fini, c'était clair dans ma tête. On n'avait pas connu une saison aboutie. Je me devais de faire une bonne saison. Je veux partir sur une bonne note. J'ai envie d'aller à l'étranger mais je veux que la France retienne que Loïc Rémy a fait du bon boulot.
Vous pourriez quitter l'OM au mercato d'hiver ?
L.R : Je ne parle pas de transfert car je n'ai pas envie de partir. Dans le foot, on peut s'attendre à tout, il y a du business. Mais je ne suis pas un candidat au départ.
- Plus d'infos



AFP





















