Comment avez-vous digéré le titre de champion de France, vous qui êtes natif de Montpellier ?
J.S. : Oui ça m’a marqué et ce sera toujours dans mon esprit. Il faut savoir passer à autre chose, une nouvelle saison arrive avec la Ligue des Champions. On sera très attendu par toutes les équipes, par la presse aussi. A nous d’assumer notre statut.
Montpellier donne l’impression de ne plus avoir cette même force collective qui faisait pencher la balance la saison dernière.
J.S. : Les équipes en face se donnent aussi, c’est plus difficile, on est attendu. Après, c’est vrai qu’on a du mal à démarrer, inconsciemment c’est peut-être compliqué d’enchaîner après le titre, mais on a eu ces matchs pour le rappeler. Surtout qu’il y a des gros matchs qui vont arriver avec la Ligue des Champions et avec la sélection aussi.
Sur le plan offensif, le départ de Giroud demande aussi une réorganisation...
J.S. : C’est clair qu’Olivier a apporté beaucoup de choses, des buts importants, des titres… La page est tournée, je lui souhaite bonne chance à Arsenal. On a eu deux attaquants, avec Herrera et Charbonnier. Certains peuvent s’adapter en un mois, pour d’autres ça prend plus de temps.
Justement, comment jugez-vous Emanuel Herrera ?
J.S. : Il était inconnu en Ligue 1. Ce n’est pas le profil à Giroud, c’est un vrai buteur argentin. On ne peut pas comparer. Il a été bon contre Lorient notamment. On doit le mettre dans de bonnes conditions, ça passe par l’entrainement et les automatismes, il faut lui donner des bons ballons et il les mettra au fond.
Quelle est la réaction de René Girard par rapport à ces résultats ?
J.S. : Il nous dit de faire attention et qu’on doit se réveiller. Qu’il faut oublier la saison dernière et vite refaire les efforts, être plus solidaire pour reprendre confiance et gagner des matchs.
Comment décririez-vous René Girard en quelques mots ?
J.S. : C’est un passionné de football, qui fait ce métier depuis des années. Il est à fond dans ce qu’il fait. Il crie un peu trop au bord du terrain quand même, il devrait être un peu plus souple de temps en temps mais il est comme ça, c’est son caractère. On ne va pas le changer maintenant. Il aime ses joueurs, il est exigeant et espère beaucoup de nous pour qu’on exploite notre potentiel au maximum, donc il nous demande beaucoup.
De son côté, le président Louis Nicollin ne vous épargne pas…
J.S. : Il n’est pas content par rapport aux résultats, c’est tout à fait normal. Il l’exprime à sa façon et nous pique un peu aussi. Ce qu’il dit dans la presse ne nous atteint pas plus que ça. Je ne suis pas agacé, on le connait, il sait se montrer généreux quand il y a des victoires. Il a un certain discours quand il n’est pas content.
Faites-vous partie de ceux qui sont allés demandés une augmentation après le titre de champion de France ?
J.S. : Non, moi j’ai prolongé quelques mois auparavant. Après, quand on est champion de France, je trouve que c’est normal de demander un salaire en conséquence. Montpellier n’est pas Marseille ou Paris, mais c’est une chose normale maintenant.
Avec quel coéquipier vous sentez-vous le plus à l’aise au milieu de terrain à Montpellier ?
J.S. : Avec Marco Estrada, c’est vrai qu’on a fait beaucoup de matchs ensemble, c’est important. Mais après, j’aime bien évoluer avec Benjamin Stambouli qui débute bien. Romain Pitau aussi, il a un profil différent. Je n’ai pas de préférence, on doit s’adapter.
Sur quel aspect de votre jeu pensez-vous devoir le plus progresser ?
J.S. : Peut-être sur les frappes. Je n’ai pas une mauvaise frappe, mais je ne tente pas trop ma chance, j’aimerai bien être un peu plus décisif. (Jamel Saihi n’a marqué qu’un seul but avec les professionnels, ndlr)
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