Thiago Silva et le Brésil devront attendre quatre ans de plus. Défaite par le Mexique en finale (1-2), la Seleçao a raté une nouvelle occasion de décrocher un premier titre olympique. Si le néo-défenseur du Paris Saint-Germain n'est pas directement impliqué sur les deux buts encaissés par son équipe, il n'a pas non plus pesé sur la rencontre.
Après une demi-finale très solide, Thiago Silva, qui s'est tenu à plusieurs reprises l'arrière de la cuisse droite, n'a pas montré le même visage en finale. Aux côtés du massif Juan Jesus, le défenseur central de 27 ans a joué sur la retenue. Le plus souvent en marchant. Bref, à l'économie. Sur le premier but, survenu dès la 30e seconde, après une grossière erreur de son latéral droit, Rafael, Silva n'est pas fautif. On peut seulement lui reprocher de ne pas avoir demandé le ballon plus tôt. Visiblement agacé, l'ancien Milanais a passé le premier quart d'heure à houspiller ses coéquipiers, en bon capitaine. Respecté, il fut d'ailleurs le seul Brésilien à hausser le ton durant toute la partie, si on fait fi de la dispute entre Jesus et Rafael, après une nouvelle "boulette" de ce dernier en fin de match. Dès son premier ballon, Silva s'est fendu d'une transversale de 30m vers Marcelo. Dans les pieds. Il n'y en a quasiment plus une de toute la partie, Silva préférant jouer plus court. En demi-finale, il avait brillé dans ce secteur.
Une seule faute en 90 minutes
A plusieurs reprises, Silva s'est illustré devant son attaquant : 7e minute, tacle glissé sur Chavez sur l'aile droite, 27e sur Enriquez en tant que dernier défenseur, 57e, suivie d'une relance parfaite sur Romulo ou encore à la 82e sur le double buteur Peralta lancé en profondeur. Très propre dans ses interventions, le Brésilien n'a provoqué qu'une seule faute (73e). Et commis une seule erreur (63e) : à la lutte avec le milieu Marco Fabian, Silva a tenté de dégager son camp. Pensant que l'arbitre allait siffler une main du Mexicain, le Brésilien s'est arrêté, alors que l'action se poursuivait. Heureusement pour lui, le tir de Fabian est venu s'écraser sur la barre.
Offensivement, Silva n'a pas été en mesure d'aider ses coéquipiers. A chaque corner ou coup-franc dangereux, il est pourtant monté dans la surface de réparation. Souvent au point de penalty. Sur un centre de Neymar, il aurait pu égaliser en début de partie (12e) mais sa tête est passée largement au-dessus. Une minute après le second but mexicain (77e), trop court sur un ballon traînant dans la surface, il a été tout près de réduire la marque. Vrai leader, Silva a tout de même montré de vraies capacités à diriger son équipe. Au coup de sifflet final, en bon capitaine, il a adressé un petit mot à chacun de ses coéquipiers. Il se peut qu'à Paris, même sans le brassard, il en fasse autant. Il en a assurément l'aura.
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AFP




















