La défense du titre de champion commence mal pour le MHSC avec un seul point en deux journées. Et la défaite surprise sur le terrain synthétique du Moustoir (2-1) risque de laisser des traces dans l'esprit des Montpelliérains. Jusqu'à la 90e minute de ce match, tout se déroulait parfaitement pour les champions en titre. A la mi-temps, ils pensaient déjà avoir fait le plus dur en ouvrant le score grâce au premier but en L1 du remplaçant d'Olivier Giroud : Emanuel Herrera. Les Héraultais s'étaient créés plusieurs occasions franches et l'Argentin aurait même pu doubler la mise avant la pause.
Confortés par cet avantage, les Héraultais ont complètement abandonné les avant-postes au retour des vestiaires. Le manque de percussion des Merlus et la relation inexistante entre Aliadière et Traoré ne les poussaient d'ailleurs pas à évoluer plus haut. Les visiteurs se sont donc contentés de défendre à dix, grâce à deux lignes compactes. Et si les Merlus ont finalement quitté la pelouse avec autant de frappes cadrées que les Toulousains la semaine passée (3/11), ils ont très peu inquiété Jourdren dans le temps réglementaire.
"Un moins rêveur..."
Malheureusement pour le club de Loulou Nicollin, un match ne s'arrête que lorsque l'arbitre en siffle la fin. Alain Traoré a réveillé le stade d'une frappe surpuissante à la 90e minute, avant qu'Aliadière ne le fasse chavirer sur un caviar d'Autret dans les derniers instants. Pour préparer la rencontre, René Girard avait demandé à ses joueurs plus de densité en défense " il faut qu'on soit un peu plus rigoureux, un peu moins rêveur." Et avant le temps additionnel, il devait sûrement penser qu'il avait été entendu. Mais voilà, les Héraultais se sont fait surprendre. "Quand on mène 1 à 0 à l'extérieur après avoir fait match nul à la maison (1-1 contre Toulouse), il ne faut pas se voir trop beaux. Il y a ces trois dernières minutes... ", s'agace Cyril Jeunechamp. "Cette saison, cela va être dur, on sait qu'on sera attendus partout. Il faut réagir, que ça nous serve de leçon comme toutes les contre-performances. L'état d'esprit nous a manqué pendant ces trois dernières minutes, il y a eu des fautes de placement, de concentration. "
Le coach montpélliérain avait aussi annoncé "qu'il reste 43 points à prendre pour le maintien". Rien de nouveau sur ce front-là. Excepté peut-être l'entrée furtive de Belhanda dans les dernières minutes. On imagine d'ailleurs que les services du milieu offensif franco-marocain seront précieux pour se défaire des Marseillais la semaine prochaine à domicile. "Il faut quand même réussir à atteindre 42 ou 43 points, si certains n'ont pas réalisé ça, le terrain sera là pour leur rappeler tous les samedis", conclut Cyril Jeunechamp.
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