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Gervais Martel après Lens - PSG : "Il y avait autant penalty que je suis danseuse au Bolchoï"

Martel : "Il y avait autant penalty que je suis danseuse au Bolchoï"

Le 18/10/2014 à 03:57

La victoire du PSG au Stade de France contre le RC Lens (3-1) a surtout été marquée par les trois cartons rouges sortis par Nicolas Rainville en seconde période. L’arbitre de la rencontre a exclu deux Lensois (Gbamin, Le Moigne) et un Parisien (Cavani). Entraîneurs, joueurs ont préféré de ne pas commenter ces décisions pourtant contestables. Pas Gervais Martel.

Sortir trois cartons rouges en six minutes, ce n’est pas rare, c’est inédit. Entre les 52e et 58e minutes, Nicolas Rainville a exclu deux Lensois pour accumulation de cartons et le Parisien Edinson Cavani, coupable de lui avoir attrapé le bras après un avertissement pour une célébration jugée trop provoquante. L’exclusion de l’Uruguayen fera probablement couler encore beaucoup d’encre. Comme Thiago Silva il y a deux ans, puni pour avoir légèrement bousculé Alexandre Castro, Edinson Cavani a été sanctionné pour la même chose, à peu de détails près.

" Bientôt, on va jouer avec ma grand-mère en défense centrale. (...) J'ai cru que l'arbitre voulait jouer au jeu des sept familles. "

Très remonté pendant le match, Laurent Blanc a préféré ne rien dire en conférence de presse : "Je ne veux pas parler de l'arbitrage. Pourquoi ? Vous vous en doutez...". Probablement pour éviter une suspension. Les critiques sur l’arbitrage sont souvent sanctionnés par la LFP. Idem pour Antoine Kombouaré qui a préféré se taire et ne pas entrer dans la polémique : "Je suis déjà passé à autre chose. Je ne suis pas là pour juger ça."

Edinson Cavani (PSG), buteur face à Lens

Edinson Cavani (PSG), buteur face à LensPanoramic

Le Kanak a choisi de rester silencieux. Ce n’est pas le cas du président lensois, Gervais Martel, qui n’a pas hésité à flinguer Nicolas Rainville : "Les spectateurs ont payé plein tarif pour un match qui s'est arrêté à la 60e minute... Il y avait autant penalty que je suis danseuse au Bolchoï. L’expulsion de Cavani est aussi excessive. Je pense que l’arbitre avait oublié qu’il avait averti Le Moigne en début de match car on ne met pas un deuxième jaune pour ça. Bientôt, on va jouer avec ma grand-mère en défense centrale", a déploré Martel à la fin du match. "J'ai eu peur car  j'ai cru que l'arbitre voulait jouer au jeu des sept familles. Il a été mauvais, ça arrive. Avec l’état des pelouses et les finances, l’arbitrage est le troisième mal du foot français." Gervais Martel a été cash, comme souvent. Pas de demi-mesure avec lui.

" Le problème avec les arbitres, c'est qu'il n'y a pas de dialogue."

Interrogé au micro de Canal+, Nasser Al Khelaïfi a été plus prudent en affirmant que selon lui, "il n’y avait pas carton rouge. Cavani ne le méritait pas". Avant de préciser qu’il ne souhaitait pas discuter plus longtemps de l’arbitrage. Au-delà de sa sortie pleine de sang-froid, le président parisien a soulevé une vraie question : "Cavani fait toujours la même chose quand il marque (il mime un coup de fusil, NDLR). Pourquoi il n'a pas pris de carton jaune avant ?". Une interrogation effectivement pertinente.

Si les joueurs lensois n’ont pas compris les décisions de l’arbitre, les Parisiens, eux, auraient préféré pouvoir échanger avec l’homme au sifflet. "Le problème avec les arbitres, c'est qu'il n'y a pas de dialogue. Il faut faire preuve de bon sens", a estimé Salvatore Sirigu au micro de Canal+. Sentiment également partagé par Zoumana Camara : "On aurait aimé avoir une explication de la part de l'arbitre pour les cartons de Cavani. L'erreur fait partie du jeu, on doit pouvoir discuter avec les joueurs, ne pas être d'accord. Des discussions ça peut arriver, tant qu'il y a du respect". Visiblement, Nicolas Rainville n’avait pas envie de discuter vendredi soir. Le nouveau Lucky-Luke de l’arbitrage français a préféré dégainer les cartons à tout-va. Dommage pour le spectacle et l’intérêt du match. 

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