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Bouillie de football, réalisme lyonnais et bonne affaire monégasque: Les tops et les flops de samedi

Bouillie de football, réalisme lyonnais et bonne affaire monégasque: Les tops et les flops de samedi

Mis à jourLe 06/02/2016 à 23:34

Publiéle 06/02/2016 à 23:33

Mis à jourLe 06/02/2016 à 23:34

Publiéle 06/02/2016 à 23:33

Article de Martin Mosnier

LIGUE 1 – Lyon qui va enfin au bout de ses idées, Monaco qui creuse l'écart et une soirée qui offre un spectacle affligeant de brutalité et d'approximations : voici les tops et les flops des matches de samedi en Ligue 1.

Tops

  • Le réalisme lyonnais

Face à Saint-Etienne (1-0) et Marseille (1-1), l'OL avait cadré 16 tirs pour un but. En quatre jours face à Bordeaux (3-0) et Angers (0-3), les Lyonnais ont trouvé huit fois le cadre pour six buts. Forcément, ça change tout. Lyon n'est pas beaucoup plus flamboyant dans le jeu mais engrange, enfin, des points. Cette victoire, à Angers (0-3), chez un prétendant au podium, est un tournant. Peut-être le déclic d'une saison jusqu'ici bien morose.

  • Le cavalier seul de Monaco

Ça commence à devenir sérieux pour l'ASM. Dans la course à la deuxième place, Monaco a creusé un gouffre. Sa victoire face à Nice (1-0) lui permet désormais de compter six points d'avance sur les Aiglons, toujours 3e, et huit sur Angers, 4e. Les Monégasques ne sont pas géniaux, loin de là. Mais leurs poursuivants non plus et l’ASM fait, elle, preuve d'une régularité assez impressionnante depuis plus de quatre mois (deux défaites lors des 19 dernières journées). Pas étonnant qu'elle file seule vers une qualification pour la prochaine Ligue des champions.

Tiemoue Bakayoko (ASM Monaco)
Tiemoue Bakayoko (ASM Monaco) - AFP

  • Bifouma, Cabot : merci le mercato

Il n'est pas nécessaire d'avoir des millions pour bien recruter en Ligue 1. Il suffit d'avoir de bonnes idées. Lorient et Reims pourraient bien sauver leur peau grâce à un mercato bien négocié. Ce samedi soir, Thievy Bifouma, prêté par Grenade, a rendu fou la défense caennaise. Il ne se distingue pas seulement pas son audace capillaire mais aussi par sa vivacité qui change le visage de Reims. Son ouverture du score à Caen voudra peut-être cher à l'heure de faire les comptes. Une semaine après son transfert à Lorient, Jimmy Cabot n'a pas tardé à peser sur le destin de sa nouvelle équipe en égalisant face à Montpellier (1-1), un concurrent direct pour le maintien. Merci qui ? Merci le mercato.

  • Lafont et Mesloub

Dans un désert d'exploits individuels ou d'envolées à vous faire lever de votre siège, Alban Lafont et Walid Mesloub ont rendu la soirée un peu plus supportable. Le premier a écoeuré les attaquants nantais (0-0) avant de sortir sur blessure, le second a enflammé le Moustoir, pas un mince exploit, après son entrée en jeu à la pause par ses dribbles et ses percées balle au pied.

Flops

  • La bouillie de football

On ne sait pas vraiment ce qui nous a le plus navré ce samedi en Ligue 1. Le spectacle affligeant à Ajaccio (0-0 face à Guingamp), à Toulouse (0-0 face à Nantes), à Bastia (2-0 face à Troyes) ou à Caen (défaite face à Reims, 0-2) ou les semelles à tout va, les chaussettes déchirées et les chevilles qui plient sur des tacles mal maîtrisés. Ce samedi, avec 7 cartons rouges et 10 petits buts, la Ligue 1 a offert un spectacle triste comme un stade qui sonne creux (au choix le Stadium, Le Moustoir, Furiani). Sans doute la soirée la plus longue de l'année sur les pelouses de l'élite.

  • Caen et Angers rentrent dans le rang

Ce n'est pas encore la fin de leurs illusions mais 2016 tourne au vinaigre pour les deux équipes surprises de la première moitié de saison. Depuis la 20e journée, Angers et Caen n'ont pris que six points et pointent aux 13e et 14e rangs. Le SCO a concédé face à Lyon sa cinquième défaite en sept matches alors que le Stade Malherbe n'a remporté que deux de ses dix dernières sorties en L1. Les deux promus aux effectifs limités tirent la langue et ont souffert de cette semaine à trois matches. Le vent a peut-être tourné.

  • Montpellier, quelle tristesse

Dans l'absolu, repartir de Lorient avec un point (1-1), ce n'est pas infâmant. Mais à 11 contre 10 durant 53 minutes et quand deux de vos adversaires directs pour le maintien se sont imposés (Bastia et Reims), tout de suite la belle affaire est beaucoup moins évidente. Et voilà comment le MHSC est retombé dans la zone rouge et la morosité.

Didier Ndong (Lorient) au duel avec Ryad Boudebouz (Montpellier), samedi 6 février 2016
Didier Ndong (Lorient) au duel avec Ryad Boudebouz (Montpellier), samedi 6 février 2016 - AFP

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