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L'antisèche, après Rennes - Lyon (2-2) : L'OL n'a grillé qu'un joker mais ça doit le faire réfléchir

L'antisèche : Lyon n'a grillé qu'un joker mais ça doit le faire réfléchir

Mis à jourLe 14/03/2016 à 00:27

Publiéle 14/03/2016 à 00:03

Mis à jourLe 14/03/2016 à 00:27

Publiéle 14/03/2016 à 00:03

Article de Maxime Dupuis

Lyon avait toutes les cartes en main pour conserver la troisième place et se rapprocher de Monaco, dimanche à Rennes (2-2). Et puis l'OL a gâché soixante-dix minutes d'efforts. Rien de dramatique à cette heure. A condition d'en retenir la leçon.

Le jeu : Lyon a longtemps eu tout bon

Tout droit. Et vite. C'est ainsi que l'Olympique Lyonnais a cru et espéré prendre le dessus sur Rennes, dimanche. Les Rhodaniens ont appliqué la recette qui fonctionne depuis quelques semaines. Avec Cornet et Ghezzal sur les côtés, Darder en accélérateur, l'OL a fait la pluie et le beau temps sur le Roazhon Park durant quasiment les trois quarts de la partie, ne laissant pas grand-chose aux Bretons qui ont tenté de faire comme leurs invités du soir avec des miettes (40% et des poussières de possession).

Si le Stade Rennais est revenu, c’est à l'énergie puisque, plus qu'une montée en puissance tardive des locaux, c'est surtout l'OL qui a craqué. Rennes n'a pas modifié sa manière de procéder, bien aidé par d'autres hommes plus frais, Diagne et Boga, et la rupture lyonnaise.

Les joueurs : Cornet – Ghezzal, on en redemande

Peu auraient parié sur eux en début de saison. Et puis la saison lyonnaise a pris une tournure inattendue. Aujourd'hui, Maxwell Cornet et Rachid Ghezzal tiennent les couloirs rhodaniens. Ce soir encore, ils ont étalé leur classe. En point d'orgue, l'ouverture du score sur une sortie de balle aussi intelligente que vive de Sergi Darder. Cornet a mis le désordre dans la défense bretonne avant de servir, sur un plateau, Ghezzal. Derrière, Koné, titularisé en lieu et place de Mapou Yanga Mbiwa, a tenu le choc.

Côte rennais, on attendait, on espérait Gourcuff. On n'a pas vu grand-chose puisque l'ancien Lyonnais est sorti à la pause. Comme Pedro Mendes. Et on ne peut pas donner tort à Rolland Courbis qui a propulsé Fallou Diagne et Jérémie Boga sur le pré. A l'arrivée, les deux ont marqué. Quid d'Ousmane Dembelé ? Le jeune joueur n'a pas été aussi flamboyant que face à Nantes - il ne le sera pas toutes les semaines - mais il a trouvé le moyen de faire parler de lui sur des fulgurances et de délivrer une passe décisive pour Diagne. Il a ensuite perdu un duel face à Lopes qui a tout de même amené l'égalisation des Rouge et Noir. Benoit Costil a réalisé une sortie hasardeuse sur le second but lyonnais. Mais il a repoussé quelques patates chaudes.

Ce qui aurait pu tout changer : Lacazette pouvait conclure l’affaire

Alexandre Lacazette avait mis l'OL sur la voie royale en reprenant de la tête un centre malicieux de Jordan Ferri. Il a même eu l'opportunité d'en remettre une couche à la sortie d'un solo de toute beauté. Mais après avoir éliminé Armand et Danzé, il a choisi de frapper en force du gauche. Costil n'a même pas eu besoin de s'interposer...

La stat : 2

Comme le nombre de buts encaissés par Lyon dimanche. En Ligue 1, pareille "mésaventure" n'était jamais arrivée aux Rhodaniens depuis l'arrivée de Bruno Génésio à la tête de l'équipe première. Pour retrouver trace de deux buts concédés par l'OL, il faut regarder du côté des coupes nationales face au PSG (2-1 en quart de Coupe de la Ligue et 3-0 en 8e de la Coupe de France).

Le tweet qui fait réfléchir

La décla : Bruno Génésio (OL)

" C'est une grosse frustration mais il faut retenir le contenu de notre match : on a su imposer comme on le voulait notre jeu à l'extérieur. C'est sûrement l'une de nos meilleures prestations à l'extérieur cette année. "

La question : Comment Lyon a-t-il pu laisser filer cette victoire ?

Bruno Génésio et ses joueurs vont probablement se poser la question dans l'avion du retour. Parce que les Rhodaniens ont longtemps eu les cartes en main. Et que tout s'est "écroulé" en fin de partie quand Rennes est revenu comme une balle, privant Lyon de la troisième marche du podium. Les Lyonnais peuvent d'autant plus s'en vouloir qu'ils ont donné le bâton pour se faire battre alors qu'ils l'ont longtemps eu entre les mains.

A huit journées de la fin, Nice est troisième. Lyon suit à un point, directement menacé par… le Stade Rennais et Nantes. Certes, cet état des lieux n'est qu'une photographie du moment mais elle a le mérite de rappeler combien tout est et reste fragile en haut de la hiérarchie. Derrière le PSG, voire Monaco, la lutte va être intense jusqu'au mois de mai. Et les Rhodaniens, aussi brillants soient-ils ballon au pied – ce qu'ils ont prouvé dimanche -, ne devront pas l'oublier. Car la course à la Ligue des champions se jouera et se gagnera aussi avec la tête. En calculant. Pas seulement au talent.

Génésio
Génésio - Eurosport
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