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L1 : "Erreur de jeunesse", "10 secondes qui gâchent tout" : L'OL a trouvé le coupable, c'est Tolisso

"Erreur de jeunesse", "10 secondes qui gâchent tout" : L'OL a trouvé le coupable, c'est Tolisso

Mis à jourLe 18/01/2016 à 09:45

Publiéle 18/01/2016 à 09:45

Mis à jourLe 18/01/2016 à 09:45

Publiéle 18/01/2016 à 09:45

Article de Martin Mosnier

LIGUE 1 - Corentin Tolisso a perdu le ballon qui a précipité la défaite de l'OL (1-0) à Saint-Etienne. Le milieu de terrain lyonnais est le coupable idéal d'une soirée qui réunissait pourtant tous les ingrédients pour couronner les siens.

Corentin Tolisso va finir par maudire Geoffroy-Guichard. Lui, l'enfant de Tarare, né à 46 kilomètres de Tola-Vologe n'a jamais dû porter le Chaudron dans son cœur. Mais en deux ans, il a vécu deux cauchemars. L'an dernier, il a offert le troisième but à Renaud Cohade sur une erreur monumentale (défaite 3-0). Ce dimanche, alors que l'OL avait le match en main et les idées claires, il s'est fait chiper le ballon par Kevin Monnet-Paquet à 30 mètres de son but. Sanction immédiate : but et défaite ô combien cruelle (1-0).

Cette boulette est plus préjudiciable encore. Son entraîneur, Bruno Génésio, n'a d'ailleurs pas cherché à défendre l'indéfendable. Il a placé Corentin Tolisso face à ses responsabilités avec un constat lucide et cruel pour le milieu de terrain : "Je suis satisfait sur l'ensemble du match sauf sur 10 secondes d'inattention qui gâchent tout", a pesté Génésio à l'issue du match. "Cette erreur nous coûte très cher. Ca fait très mal de prendre ce but."

"Mercredi c'était l'arbitre, ce soir, c'est notre faute"

Des paroles qui ne vont pas réconforter un Tolisso dans ses petits souliers en rejoignant le bus de l'OL. Bonnet enfoncé sur la tête, portable collé à l'oreille, un grand classique lorsqu'il s'agit d'éviter les journalistes, il a esquivé les micros là où l'an dernier, il avait pris le temps de s'expliquer face à la presse. A en croire ses coéquipiers, le Gone était très touché dans le vestiaire : "Je suis allé le voir mais il avait besoin de rester seul et de digérer ce qu'il s'est passé", a confié son gardien de but, Anthony Lopes. "J'irai le voir demain."

Jean-Michel Aulas lors d'un derby à Geoffroy-Guichard
Jean-Michel Aulas lors d'un derby à Geoffroy-Guichard - AFP

"Il est très déçu", a continué Jean-Michel Aulas. "C'est une faute d'inattention qui arrive encore à tous les joueurs qui n'ont pas l'expérience des vieux briscards. A Paris, on a été battu sur une erreur d'arbitrage. Aujourd'hui, on a été battu sur une erreur de jeunesse." "Mercredi c'était l'arbitre, ce soir, c'est notre faute", lui a répondu en écho un Génésio pas plus décidé que son président à absoudre son jeune milieu de terrain. Seul Clément Grenier a cherché à dédouaner son équipier : "On est tous dans le même bateau", a rappelé le meneur de jeu. "C'est arrivé à Coco ce dimanche. Demain, ça peut arriver à un autre."

Son erreur est d'autant plus regrettable qu'elle intervient alors que Tolisso retrouvait ses meilleures sensations. Décevant depuis le début de saison, il semblait avoir du mal à digérer son nouveau statut. S'il le faisait jouer régulièrement, Hubert Fournier stigmatisait ses "attitudes". Depuis quelques semaines, "Coco" dégageait une meilleure impression à l'image de son match abouti et de son but au Parc des Princes mercredi dernier (2-1). Dimanche, avant son énorme bévue, il régnait sur le milieu. Mais son erreur est venue tout ficher en l'air. Il va lui falloir désormais une grosse force de caractère car il n'existe pas pire situation pour un pur Gone que de coûter un derby à l'OL.

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