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La L1, c’est Paris, Troyes et un sacré fourre-tout

La L1, c’est Paris, Troyes et un sacré fourre-tout

Mis à jourLe 08/01/2016 à 12:23

Publiéle 08/01/2016 à 10:30

Mis à jourLe 08/01/2016 à 12:23

Publiéle 08/01/2016 à 10:30

Article de Maxime Dupuis

LIGUE 1 - La phase retour du Championnat de France de Ligue 1 démarre ce soir avec PSG - Bastia. Le club de la capitale est déjà assuré d’être champion de France et Troyes devrait redescendre en L2. Pour le reste ? Difficile à prédire… car aucun club de standing n’est capable de tenir son rang. C'est dramatique pour le niveau et la compétitivité du championnat.

La Ligue 1 reprend ses droits vendredi soir. Avec deux ovnis dans ses rangs. Le PSG, qui est d'ores et déjà assuré d'aller chercher un sixième titre de champion de France dans les semaines à venir. Et Troyes, pas loin d'être condamné à retourner à l'étage inférieur la saison prochaine. Entre les deux ? Dix-huit équipes qui se troquent leurs positions comme on change d'assise lors d'une partie de chaises musicales endiablée. Certains se réjouiront du suspense un peu fou qui en résulte. Si l’on est responsable et lucide, on ne parlera pas de suspense. Mais de bazar.

Hormis tout en haut de la Ligue 1, avec le PSG, et tout en bas, avec l'ESTAC, donc, le Championnat de France est un gigantesque fourre-tout où l'on peut gagner ou perdre cinq ou six places en quatre-vingt-dix minutes. C’est notamment arrivé à Lille cette saison. Aucune hiérarchie n'est établie, par la faute des gros - présumés - qui, cette saison, sont incapables de tenir leur rang - présumé là aussi -. Le résultat ? Un Championnat de France et, surtout, une course aux places d'honneur qui pourrait bien sacrer le meilleur sprinteur printanier alors que les strapontins européens devraient être réservés aux marathoniens émérites.

Visuel Classement Ligue 1 (via Piktochart)

De l'AS Monaco (2e) à Toulouse (19e), 15 points séparent 18 formations. Autant dire : pas grand-chose. De Monaco à Bastia (16e), on tombe à 10 unités d'écart. Et dans le flou artistique le plus total. Imaginez que l'OL, 9e, et l'OM, 10e, auteurs d'une première partie de saison plus que décevante, ne sont qu'à cinq et six points du podium de la L1. Et donc encore en course pour la C1.

Ce podium, justement, est ouvert aux quatre vents depuis la première journée du Championnat de France 2015/2016. Jugez vous-même.

Voici les équipes qui ont occupé une place sur le podium en 2015/2016 :

PSG 18 fois
Angers 11 fois
Caen 9 fois
Rennes 5 fois
Reims 4 fois
Monaco 3 fois
Saint-Etienne 3 fois
Lyon 3 fois
Bastia 1 fois

Neuf équipes sur vingt sont donc passées sur le podium après dix-neuf journées. La stabilité n'est qu'incarnée par le PSG, évidemment. Paris n’a manqué le podium que lors de la première journée. Après, c'est un sans-faute absolu et ça durera jusqu’à la fin de la saison.

Les autres habitués au podium ? Angers et Caen. Les deux clubs ont respectivement occupé l'une des trois premières places à 11 et 9 reprises ! Hormis Paris, personne n'a fait mieux. Le SCO comme le SMC réalisent une saison remarquable et c’est amplement mérité. Mais cet état de fait en dit aussi long sur leur réussite que sur l’échec des autres et sur ce qu'est devenue la L1 cette saison. Et peut-être au-delà.

La C1 à soixante points ?

La Ligue 1 est un championnat illisible, hormis à ses extrémités. C'est très dommageable car ce qui se passe sur le terrain durant une heure et demie a des conséquences qui vont au-delà du pré. Cette instabilité chronique et ce classement en mouvement perpétuel ont pour conséquence une gestion à la petite semaine et un manque de visibilité qui paralyse des directions des clubs et fragilisent les édifices sur le long terme.

En mai prochain, il est fort probable que le dauphin du PSG, qui aura gagné le droit de représenter la France en Ligue des champions, soit un club qui n'aura cumulé qu'une soixantaine de points quand il en fallait 75 la saison dernière ou quand Monaco en avait glané 80 l'exercice d'avant, et que cet honneur tombe sur l'équipe qui aura eu le mérite de réussir la meilleure série en fin de saison. Il sera intéressant de suivre son parcours européen en 2016/2017 et se souvenir de ça : espérer faire la loi en Europe quand on n'arrive même pas à se faire entendre chez soi, c'est mission impossible.

OL + OM = PSG

Avec Cyril Morin

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