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L’antisèche : avant Chelsea, l’OM a rendu un fier service au PSG

L’antisèche : avant Chelsea, l’OM a rendu un fier service au PSG

Mis à jourLe 08/02/2016 à 17:46

Publiéle 08/02/2016 à 00:28

Mis à jourLe 08/02/2016 à 17:46

Publiéle 08/02/2016 à 00:28

Article de Maxime Dupuis

Le PSG s'est fait bouger comme rarement en Ligue 1, dimanche à Marseille (1-2). Mais Paris est sorti du choc de dimanche avec trois points supplémentaires dans une besace déjà plutôt bien remplie. Cette victoire face à l'OM pourrait bien servir de piqûre de rappel avant Chelsea. En tout cas, elle tombe à point nommé.

Le jeu : De l'intensité et beaucoup de plaisir

Dix-sept petites fautes, un minuscule carton jaune : cet OM - PSG a été d'une propreté exemplaire, tout en offrant aux quelques 63 000 spectateurs du Vélodrome un spectacle cinq étoiles. S'ils n'ont pas été performants au même moment, Parisiens et Marseillais ont livré une partie de qualité. Le scénario n'a cependant pas surpris grand monde, parce que les derniers duels entre les deux clubs ont accouché du même résultat, une victoire parisienne, avec un déroulement semblable. Rappelez-vous la saison dernière ou l'aller au Parc. Marseille s'est hissé au niveau du PSG, mais n'a pas su tenir la distance. Et l'OM a fini par être puni par le talent individuel et la confiance parisienne. Classique, ça aussi.

Ibrahimovic (PSG), buteur et passeur décisif face à l'OM
Ibrahimovic (PSG), buteur et passeur décisif face à l'OM - Panoramic

Les joueurs : Thiago Silva au four et au moulin

Si le PSG ne s'est pas incliné au Vélodrome, il peut amplement remercier Thiago Silva. Hormis une glissade qui aurait pu coûter cher en fin de partie, le Brésilien a réalisé une partie XXL. Il a d'ailleurs été le seul Parisien à se montrer sous un visage favorable de la première à la dernière minute. Zlatan Ibrahimovic a lui confirmé ses bonnes dispositions face à l'OM. On l'a vu marquer, donner un but à Di Maria et même défendre. Le Suédois avait grand faim. Comme Maxwell, Blaise Matuidi a réalisé une entame canon avant d'épouser la courbe de performance parisienne.

Côte phocéen, le retour de Lassana Diarra a fait beaucoup de bien au collectif de Michel. Après dix minutes compliquées, l'international français s'est remis à régner sur le jeu et donner le tempo. Devant lui, Rémy Cabella a œuvré comme le patron technique qui manque tant à l’OM. Son but, magnifique, a remis l'OM sur les rails. Mais, comme les autres, il a fini par baisser de pied. De son côté, Michy Batshuayi a passé une soirée frustrante. Et les atermoiements défensifs de Brice Dja Djédjé ont grandement penalisé l'OM.

Thiago Silva (PSG) face à l'OM
Thiago Silva (PSG) face à l'OM - Panoramic

Ce qui aurait pu tout changer : et si Di Maria avait doublé la mise à la 11e minute ?

Dimanche soir, Marseille a eu un tort majeur : ne pas transformer ses temps forts en or. Hormis une fois, par Cabella. Mais on oublie un peu vite que, si Di Maria s'était montré plus précis en début de match face à Mandanda, il aurait permis à Paris de s'envoler et d'enfoncer l'OM plus bas que terre (10e). Menés 2-0, les Olympiens auraient sans doute vécu 80 minutes en enfer dans un contexte local loin de leur être favorable. Di Maria les a finalement plombés en seconde période. Paradoxalement, ce but fait moins mal aux têtes. Il ne leur coûte qu’un point. Mais pas une semaine difficile du côté de la Commanderie.

La stat : 10

Comme le nombre de matches sans victoire de Marseille au Vélodrome. Bons ou mauvais, les Phocéens plient toujours et encore du côté du Boulevard Michelet. On ne peut pas viser le podium quand on ne fait pas la loi chez soi.

Le tweet qui résume le désarroi olympien

La décla : Michel

" C'est la même sensation qu'au match aller, il nous manque peut-être un peu d'expérience pour ne pas le perdre. J'imaginais un match comme celui-là, mais pas un résultat si cruel. "

La question : cette prestation du PSG est-elle rassurante avant Chelsea ?

Ça ne plait guère à Laurent Blanc. On le sait. Mais c'est ainsi : les prestations domestiques du Paris Saint-Germain sont décryptées sous le prisme de la Coupe d'Europe. Parce que le championnat étant gagné depuis juillet, c'est sur le front européen que s'écrira l'histoire du PSG. On appelle ça la rançon de la gloire. Le "Président" peut néanmoins remercier son ancien club qui a mis quelques coups de pied aux fesses parisiennes et a forcé ses joueurs à remettre le travail sur l'ouvrage alors que l'entame, finalement trop facile, les avait plongés dans un faux rythme qui aurait pu finir par les plomber.

D'accord, Marseille n'est pas Chelsea. Et les champions d'Angleterre vont offrir aux Parisiens un problème et une opposition d'un tout autre calibre, notamment techniquement. Mais dans l'impact, le PSG a eu un avant-goût du combat qui l'attend au Parc comme à Stamford Bridge. Ce ne sera pas de tout repos, à l’inverse de la plupart des sorties nationales du PSG. Paris a fini par s'en souvenir dimanche soir. Ça tombe bien. Quoi qu'en pense Laurent Blanc.

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