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Luis Fernandez : "Ne pas oublier que l'histoire du PSG n'a pas débuté il y a quatre ans"

Fernandez : "L'histoire du PSG n'a pas débuté il y a quatre ans"

Mis à jourLe 08/01/2016 à 11:57

Publiéle 08/01/2016 à 11:09

Mis à jourLe 08/01/2016 à 11:57

Publiéle 08/01/2016 à 11:09

Article de Maxime Dupuis

Invité de la rédaction d’Eurosport.fr pour y présenter son autobiographie "Luis", l’ancien capitaine du PSG s’est longuement épanché sur le club de la capitale auquel il reste plus que jamais attaché. Luis Fernandez aimerait que l'on n'oublie pas qu'il y a eu une vie à Paris avant QSI. Il souhaite également que Paris ne se coupe pas de son territoire.

"Je suis né au PSG, J’ai grandi au PSG. J’en suis devenu le capitaine. J'ai participé à ses premiers triomphes et j'y ai même gagné une coupe d'Europe". Parlez de Paris à Luis Fernandez et ses yeux clairs s'illuminent. Instantanément. Le club de la capitale, Luis l'a dans le cœur. Le lien est charnel. Mais s’il est fier et ravi de ce que Paris est devenu depuis l'arrivée de QSI, l’ancien international français (60 sélections) traîne une crainte dans son sillage : que le mastodonte se coupe de son histoire. De sa jeunesse et de ses racines, locales notamment.

Invité par Eurosport.fr à l'occasion de la sortie de son autobiographie "Luis" (éditions Hugo Sport), Fernandez nous a fait part de son sentiment. Avec un cri du cœur : "Je ne demande qu’une chose : ne pas oublier que l’histoire du PSG n’a pas débuté il y a quatre ans. Hechter, Patrelle, Borelli (fondateurs et/ou dirigeants du club, ndlr) : ils font partie de l’histoire. Ceux qui arrivent aujourd’hui, pensent ou croient qu’il n’y avait rien avant, je leur dis : ‘si, il y avait quelque chose’."

Le Parc des Princes lors de PSG-OM le 4 octobre 2015
Le Parc des Princes lors de PSG-OM le 4 octobre 2015 - Panoramic
" Sans nous, sans ceux qui ont fait le PSG, le club n'aurait pas été racheté"

A qui s'adresse Luis Fernandez ? A Zlatan Ibrahimovic, qui avait eu des propos malheureux un soir de match ? A la direction actuelle du club ? Pas seulement. A tout le monde. "C’est pour ceux qui viennent au Parc, répond-il sans hésitation. Il faut savoir que, sans nous, sans ceux qui ont fait le PSG, le club n'aurait pas été racheté. Le PSG, c’est une marque. Une bonne marque."

Pas de méprise, le PSG version QSI est aussi sa tasse de thé. "Le PSG s'est transformé, il a pris une autre dimension. Heureusement d'ailleurs que QSI est là : le président Nasser Al-Khelaïfi, Laurent Blanc, je les aime", lance-t-il. Avant d'ajouter : "Je suis heureux que ce club rivalise avec les plus grands et, pourquoi pas, puisse gagner Ligue des champions. C'est le seul en France. Le reste régresse. Mais je le répète : avant ça, il y a une histoire." Et un avenir brillant... que Fernandez aimerait lié au terroir francilien.

Nasser Al-Khelaifi at Camp des loges (Saint-Germain)
Nasser Al-Khelaifi at Camp des loges (Saint-Germain) - AFP

Aider le PSG à trouver le prochain Messi, Fernandez le ferait volontiers

"Il ne faut pas que le PSG devienne un club que l’on regarde de biais. Le football doit rester populaire et le PSG doit renvoyer cette image. Un jour, Nasser a dit 'il faut que j’arrive à former le prochain Messi'. C’est bien. Mais comment fait-on ?" Luis Fernandez a son idée. Il l'a déjà émise dans une autre vie et sous une autre direction. "J’avais proposé un projet pour le PSG et la région parisienne à Laurent Perpère (ndlr : président de 1998 à 2003). J’étais alors manager. Je voulais mettre un responsable par département, qui aurait mis en place ses réseaux, décrit-il. Ce responsable aurait été un ancien du club."

Ça n'a pas pris. Pourquoi ? "A l’époque, Perpère m’a dit : 'ça coûte trop cher'. Aujourd’hui, le PSG a les moyens", juge Luis Fernandez. Serait-il prêt à incarner cette politique, si Nasser Al-Khelaïfi faisait appel à lui ? "Ce serait avec grand plaisir, répond-il du tac au tac. Je ne demande pas un rôle d’entraîneur ou de directeur sportif. Mais fouiller, aller voir les jeunes, je saurais faire. Je me reconnais dans cette jeunesse. Je peux échanger avec eux. Mais il y a une équipe en place aujourd'hui. J'espère juste qu’ils voient les jeunes. Kingsley Coman est parti, il y a des problèmes avec Adrien Rabiot. Il faut discuter avec les jeunes : si on ne peut pas les intégrer à l’instant T, il faut les faire revenir dans deux ans par exemple. Leur expliquer. Le Barça a fait ça." Luis Fernandez a parlé. Reste à savoir s’il sera entendu.

"Luis", éditions Hugo Sport, 317 pages, 17 euros)

Luis
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