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OL-PSG (2-1) - L'antisèche : Lyon ne s'est pas contenté de battre le PSG, il l'a surclassé

L'antisèche : Lyon ne s'est pas contenté de battre le PSG, il l'a surclassé

Mis à jourLe 29/02/2016 à 08:41

Publiéle 29/02/2016 à 00:45

Mis à jourLe 29/02/2016 à 08:41

Publiéle 29/02/2016 à 00:45

Article de Martin Mosnier

LIGUE 1 – Certes, Paris a débranché le courant ce dimanche à Lyon (2-1). Mais il ne faut pas sous-estimer la performance monstrueuse des Lyonnais. Notre antisèche.

Le jeu : Paris méconnaissable

Jamais Paris n'a été autant bousculé cette saison. Dès le coup d'envoi, le rapport de force était clair. D'un côté des Lyonnais solidaires et appliqués. De l'autre, des Parisiens apathiques et dépassés par les événements. Le PSG n'a jamais mis les doigts dans la prise et a joué sur un rythme tranquille quand Lyon envoyait ses flèches dans le dos des défenseurs parisiens. Dans l’envie et les intentions, Paris n’a jamais soutenu la comparaison.

Les joueurs : Darder le magicien, la défense parisienne hors-sujet

Recruté pour 12 millions d'euros cet été, Darder a bien choisi son moment pour sortir de sa léthargie. Transparent depuis le début de saison, l'Espagnol a signé une prestation parfaite ponctuée d'un but fabuleux. L'autre buteur du soir, Maxwell Cornet, a rendu fou un Van der Wiel complètement dépassé par l'événement. L'ailier lyonnais a profité du marquage très lâche du remplaçant de Serge Aurier pour ouvrir la marque. Au milieu de terrain, Maxime Gonalons et surtout Jordan Ferri ont largement dominé le secteur fort du PSG alors qu'Alexandre Lacazette s'est distingué par son activité débordante.

Côté parisien, personne n'a été à la hauteur. Titularisés, Adrien Rabiot et Benjamin Stambouli n'ont fait que courir après le ballon et n'ont jamais su prendre en main la rencontre. Ils n'ont pas été aidés par un Thiago Motta peu concerné par la rencontre. Un relâchement coupable qui vaut aussi pour la charnière David Luiz-Thiago Silva piégée à de nombreuses reprises par la vivacité des Gones.

Lyon après le but de Darder face au PSG le 28 février 2016
Lyon après le but de Darder face au PSG le 28 février 2016 - AFP

Ce qui aurait pu tout changer : Si Blanc n'avait pas décidé de faire tourner…

Au coup d'envoi, Laurent Blanc avait décidé de titulariser Rabiot et Stambouli plutôt que Matuidi et Pastore. La prestation des deux milieux de terrain fut tellement laborieuse qu'il n'est pas interdit de penser que le PSG aurait pu espérer autre chose avec sa meilleure équipe. Même si la faillite fut totale, Paris a, d'entrée, perdu la bataille du milieu de terrain et ne s'en est jamais remis.

La stat : 36

Paris s'arrête à 36 matches sans défaite. Tel est le nouveau record en championnat de France. Au niveau européen, Paris partage avec Hambourg le 9e rang des plus longues séries d'invincibilité.

Le tweet qui décerne un oscar à l'OL

La décla : Laurent Blanc (entraîneur du PSG)

" Rien ne laissait prévoir un match aussi moyen, on a été trop moyens, les joueurs, le staff, moi inclus."

La question : Trou noir parisien ou réveil lyonnais ?

Les deux. Depuis la trêve, Paris jouait tous les trois jours. Cette semaine, Laurent Blanc avait profité d'un calendrier allégé pour accorder deux jours de vacances à ses hommes. Ils y sont toujours. Ce dimanche, plus qu'un jour sans, ce fut le black-out total. Rien n'a fonctionné et tous ceux qui planent sur la L1 depuis le début de saison (Thiago Silva et Zlatan Ibrahimovic notamment) ont traversé la rencontre comme des fantômes.

Mais il serait injuste d'imputer la défaite parisienne aux seules absences des hommes de Laurent Blanc. Car ce qu'a réalisé Lyon ce dimanche tient de l'exploit. Autant pour le résultat (première défaite du PSG en Ligue 1 depuis 350 jours) que dans la manière. Jamais Paris n'a autant été surclassé cette saison. Même à Madrid, pour sa seule défaite (1-0), le PSG avait fait le jeu et s'était procuré les occasions les plus franches. Ce dimanche, c'est Lyon qui a maîtrisé le tempo de la rencontre.

L'OL a rappelé qu'il n'avait rien à faire dans le ventre mou du championnat. Le voilà troisième à une place qui lui va mieux au teint et qui ne jure pas avec sa prestation du soir. Génésio et ses hommes doivent se servir de cette victoire référence pour se rappeler qu'ils ont du talent plein les pattes. Beaucoup plus que n'importe quel autre concurrent au podium. Il leur manquait de la confiance ? Plus maintenant.

Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant du PSG, lors de la défaite à Lyon (2-1).
Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant du PSG, lors de la défaite à Lyon (2-1). - Panoramic
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