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PSG-Bastia (2-0) - L'antisèche: Ultra-dominateur et au complet, Paris n'a jamais eu aussi bonne mine

L'antisèche : Ultra-dominateur et enfin au complet, Paris n'a jamais eu aussi bonne mine

Mis à jourLe 09/01/2016 à 09:23

Publiéle 09/01/2016 à 00:06

Mis à jourLe 09/01/2016 à 09:23

Publiéle 09/01/2016 à 00:06

Article de Martin Mosnier

LIGUE 1 – Paris n'a pas tardé pour retrouver son niveau de 2015. Di Maria et ses coéquipiers ont balayé Bastia (2-0) et retrouvé l'intégralité de leur force vive. Le retour de Javier Pastore donne plus d'éclat encore à un effectif enfin au grand complet. Notre antisèche.

Le jeu : Ballon confisqué, pressing intense : Paris n'a pas changé

Vous vous souvenez du PSG qui écrasait tout sur son passage en 2015 ? Les vacances ne l'ont pas changé. 2016 démarre sur les mêmes bases. Il lui a bien fallu une petite demi-heure pour se remettre les idées en place mais sitôt le tableau d'affichage débloqué, le monstre parisien a retrouvé ses bonnes vieilles habitudes.

Avec 74% de possession, aucun tir cadré pour les Corses, il ne pouvait rien arriver à Paris. Là où ils avaient tendance à ronronner la saison passée, les hommes de Laurent Blanc ont conservé un haut degré d'exigence en seconde période. S'ils n'ont pas aggravé la marque, ils n'ont jamais cessé d'étouffer le Sporting.

Zlatan Ibrahimovic (PSG) face à Bastia
Zlatan Ibrahimovic (PSG) face à Bastia - Panoramic

Les joueurs : Maxwell et Di Maria brillent, Trapp se troue

Di Maria peut l'avoir mauvaise. L'Argentin aurait dû terminer la rencontre avec deux passes décisives mais Motta a poussé la tête de Thiago Silva dans le but vide et Cioni a dévié son ouverture pour Maxwell. A l'origine de tous les bons coups parisiens, l'Argentin continue de prendre du poids dans l'animation parisienne. Quasiment ailier gauche ce vendredi, Maxwell a plané sur la rencontre. Sa volée somptueuse n'est que la face la plus visible d'une rencontre aboutie.

Zlatan Ibrahimovic a connu un déchet inhabituel avant la pause mais, dans un rôle assez reculé, il a dirigé les débats avec justesse en seconde période. Au chômage technique, Kevin Trapp a mal négocié sa seule intervention en relâchant un ballon anodin. Pas de quoi régler les débats sur son cas. Côté Bastia, il faut, malgré tout, retenir le culot de Seko Fofana, le seul à mettre en difficulté les Parisiens. Pour les autres, l'écart de niveau était beaucoup trop grand.

Maxwell buteur face à Bastia
Maxwell buteur face à Bastia - Panoramic

Ce qui aurait pu tout changer : Si Fofana avait ajusté la mire

17e minute : Paris digère encore les fêtes de fin d’année et Fofana en profite pour décocher une frappe sèche. Trapp semble battu et Bastia est sur le point de signer la première sensation de la phase retour. Sauf que le cadre se dérobe pour quelques centimètres. Pas de chance pour le Sporting, le PSG ne va plus tarder à sortir de sa sieste…

La stat : 174 et 164

D'un pur point de vue statistique, Thiago Motta a signé un match exceptionnel. Le milieu parisien a touché 174 ballons et effectué 164 passes. Personne n'a fait mieux en Ligue 1 lors des 10 dernières saisons.

Le tweet qui rappelle que Paris est définitivement unique en L1

La décla : Laurent Blanc

" On ne connaît pas la valeur de Trapp, j'espère que la Ligue des champions va nous la faire connaître"

La question : Existe-t-il le moindre nuage dans le ciel parisien ?

Aucun à l'horizon. La faute de main de Trapp est une péripétie. Peu rassurante certes mais, à ce stade, une simple péripétie. Pour le reste, Paris n'a peut-être jamais eu aussi bonne mine cette saison. La trêve n'a pas entamé sa détermination et elle a surtout permis à Laurent Blanc de récupérer tous ses blessés. Pour la première fois de la saison, le coach parisien avait tous ses joueurs de champ à disposition. La demi-heure convaincante de Pastore est la meilleure nouvelle de la soirée. L'Argentin est fin prêt, c'est désormais une certitude.

"J'ai la chance d'avoir un effectif de qualité et de quantité et quand il est au complet j'ai le choix du roi", a savouré Blanc après la rencontre. Une abondance de biens qui tombe au meilleur moment. Si Paris reste en course dans les deux coupes nationales, il disputera 18 matches jusqu'au 12 mars soit un match tous les trois jours. Si Blanc peut se permettre de faire tourner son effectif sans mettre à mal sa force de frappe, il n'hésitera pas. La saison du PSG ne se joue pas en janvier mais à l'arrivée du printemps.

Blanc a débuté son turnover en laissant Edinson Cavani sur le banc toute la soirée et il n'a pas pris de risque avec Thiago Silva en le remplaçant après une très légère alerte. Blanc et Paris jouent sur du velours. Ça ne présage en rien de ce qu'il se passera en fin de saison notamment en Ligue des champions. Mais le PSG ne peut pas avoir un environnement plus favorable.

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