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Raclées, records et tours de magie : Les 7 dates clés du sixième titre du PSG

Raclées, records et tours de magie : Les 7 dates clés du sixième titre du PSG

Le 14/03/2016 à 10:33

LIGUE 1 – Le PSG a décroché ce dimanche son sixième titre de champion de France. Un trophée qui récompense la saison la plus éblouissante de son histoire en attendant d'en connaître l'épilogue. Retour sur sept rencontres qui ont construit un exercice quasiment parfait.

30 août 2015, 4e journée : Monaco prend une raclée, Di Maria soigne son entrée

La Ligue 1 n'est pas encore sortie de l'été, nous sommes toujours au mois d'août et le PSG a déjà une large avance en tête du classement (3 points). Ce dimanche 31 août, il désosse Monaco (0-3). L'ASM n'a pas une seule occasion franche et ne cadre que deux frappes en 90 minutes. Angel Di Maria fait ses débuts en Ligue 1 et signe sa première passe décisive lumineuse d'une ouverture de 35 mètres pour Lavezzi. Le mercato n'est pas encore terminé, les flocages sont tout frais mais le PSG est lumineux, déjà.

Edinson Cavani (PSG), double buteur à Monaco

Edinson Cavani (PSG), double buteur à MonacoPanoramic

4 octobre 2015, 9e journée : Marseille fait mieux que lutter mais abdique

Comme la saison passée, l'OM pose de vrais soucis au PSG au Parc des Princes. Comme la saison passée (2-0), l'OM repartira bredouille (2-1). Les hommes de Laurent Blanc géreront la seconde période avec calme et détermination même s'il a fallu un grand Kevin Trapp et un Zlatan Ibrahimovic réaliste.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce que ce n'est pas la seule fois où Paris sera à la limite de la rupture face à des grosses écuries de Ligue 1. Ce fut le cas au retour au Vélodrome (1-2), à Saint-Etienne (0-2) ou même à Nantes (1-4), à Toulouse (0-1), à Lille (0-1), à Bastia (0-2) ou Caen (0-3). Paris n'est pas toujours souverain mais s'en est quasiment toujours sorti indemne. Le scénario est souvent le même : l'adversaire tient 45 minutes voire une heure grand maximum avec un pressing constant mais finit par craquer, épuisé. Absent lors des 6 premières journées, Zlatan Ibrahimovic retrouve peu à peu ses sensations. Le Suédois n'est pas grandiose dans le jeu mais s'en sort avec un doublé sur penalty. Voilà qui annonce une saison prolifique.

Blaise Matuidi félicite Zlatan Ibrahimovic lors de PSG-OM

Blaise Matuidi félicite Zlatan Ibrahimovic lors de PSG-OMPanoramic

13 décembre 2015, 18e journée : L'ancien dauphin lyonnais est dévoré

Lyon est en pleine tourmente et ce n'est pas son déplacement au Parc qui va le remettre dans le droit chemin. L'OL prend une raclée (5-1), dépassé en 17 minutes par des buts d'Ibrahimovic (11e)et Aurier (17e) avant une seconde période éclatante.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce qu'en début de saison, Lyon et son mercato ambitieux étaient présentés comme l'équipe la mieux armée pour enquiquiner le PSG dans sa conquête. Ibrahimovic marque ses 8e et 9e buts en 9 matches, Aurier est monstrueux : le PSG mène grand train sur les hauteurs de la L1. Dix-sept unités séparent Paris du commun des mortels au soir de la 18e journée, Angers et Monaco. Lyon est balayé comme un vulgaire promu. Quelques soient les états de service de ses adversaires, le PSG dévorera toutes les équipes au Parc sauf Bordeaux (2-2), la faute à deux boulettes de Kevin Trapp, Lille (0-0) et Montpellier (0-0), deux matches programmés juste avant les 8es de finale face à Chelsea

Les Lyonnais Henri Bedimo, Maxime Gonalons et Jérémy Morel (de gauche à droite), lors de la déroute de l'OL face au PSG (5-1), en clôture de la 18e journée de Ligue 1.

Les Lyonnais Henri Bedimo, Maxime Gonalons et Jérémy Morel (de gauche à droite), lors de la déroute de l'OL face au PSG (5-1), en clôture de la 18e journée de Ligue 1.AFP

3 février 2016, 23 janvier 2016, 22e journée : La plus belle symphonie face à Angers

C'est un après-midi magique. Un enchantement de 90 minutes. Face à une formation angevine qui a longtemps été son dauphin, le PSG livre son match de L1 le plus abouti de la saison. Résultat, une valise (5-1), une de plus, mais surtout du spectacle et des buts d'anthologie. Angel Di Maria, qui n'a jamais aussi bien porté son prénom, inscrit un doublé d'une volée du gauche et d'une balle piquée soyeuse. Le PSG en profite pour inscrire le chef d'œuvre de la saison d'une action démarrée par les jongles d'Ibrahimovic et ponctuée par une volée de van der Wiel sans que le ballon ne touche le sol.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce que Paris nous a très souvent éblouis cette saison atteignant un niveau de jeu quasiment inédit en L1. Au-delà des records, des cartons, des écarts au classement, le PSG a émerveillé le championnat. Paris a parfois ressemblé aux Harlem Globetrotters en tournée sur les pelouses de Ligue 1, l'exigence de résultat et la discipline en plus. Le spectacle proposé fut un vrai délice. L'an passé, il avait été reproché au PSG de Blanc de gérer, de ronronner. Rien de tout cela cette année.

Di Maria (PSG)

Di Maria (PSG)AFP

3 février 2016, 24e journée : Paris dans les livres d'histoire

Le PSG fait la différence en seconde période face à Lorient (3-1) grâce à Ibrahimovic et Kurzawa. Un grand classique de la saison. Sauf que ce samedi après-midi, Paris signe un nouveau record qui en dit long sur son règne : il aligne un 33e match sans défaite et fait mieux que Nantes 20 ans auparavant.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce que la saison du PSG est bien partie pour être celle de tous les records. A moins d'une immense décompression, Paris va pulvériser de nombreuses marques. En avance sur tous les temps de passage, il en possède déjà plusieurs et est devenu ce dimanche, à Troyes, l'équipe sacrée le plus tôt dans la saison. Il lui reste d'autres records à aller chercher : ceux du plus grand nombre de points (89, sa marque de l'an passé), de buts marqués, plus grande avance sur son dauphin (17, Lyon 2005/2006), plus grande différence de buts (+63, Reims 1959/60), plus grand nombre de victoires sur une saison (28, sa marque de l'an passé) etc.

28 février 2016, 28e journée : Le seul accroc d'une saison éblouissante

L'OL ne fait pas que battre le PSG, il le surclasse (2-1) au cours d'une soirée totalement imprévisible. Paris est méconnaissable, il a débranché le courant. Sa défense est hors-sujet, Zlatan Ibrahimovic transparent et l'OL signe son match référence.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce que la stupeur ressentie ce soir-là rappelle à quel point le PSG fut intouchable durant quasiment un an. La série de matches sans défaite en championnat s'arrête à 36. Le black-out parisien fut le seul d'une saison époustouflante.

Thiago Miotta (PSG) face à Alexandre Lacazette (OL) le 28 février 2016

Thiago Miotta (PSG) face à Alexandre Lacazette (OL) le 28 février 2016AFP

13 mars 2016, 30e journée : Un couronnement étourdissant

On craignait un sacre au rabais, loin du Parc, chez une lanterne rouge bien mal en point. Mais, à Troyes, Paris y a mis les formes. 0-9, victoire la plus large à l'extérieur dans l'histoire de la Ligue 1, quadruplé de Zlatan Ibahimovic : ce fut un couronnement exceptionnel.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce qu'il est la caricature extrême de la saison parisienne. Paris a survolé les débats et l'écart de niveau n'a jamais été aussi flagrant que le jour de son sacre. Le score est irréel comme les derniers sept mois du PSG en Ligue 1.

Vidéo - Blanc : "Nous avons respecté Troyes"

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