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Balotelli, Fekir, la défense marseillaise : Les tops et les flops de mercredi

Balotelli, Fekir, la défense marseillaise : Les tops et les flops de mercredi
Par Eurosport

Le 22/09/2016 à 00:48

LIGUE 1 - Mario Balotelli superstar, le retour très réussi de Nabil Fékir, la réussite des attaquants bordelais, les erreurs de l'arrière-garde marseillaise : voici les tops et les flops de mercredi.

Les tops

  • Balotelli : deux matches, deux doublés

A ce rythme, l'été prochain, tout ce que le football mondial comptera de talents majeurs en perdition voudra signer à Nice. Après Hatem Ben Arfa la saison dernière, Mario Balotelli semble bien parti à son tour pour se refaire la cerise sur la Promenade des Anglais. Auteur d'un doublé pour son tout premier match en L1 face à Marseille, l'attaquant italien a remis ça mercredi soir. Même tarif pour Monaco, reparti de l'Allianz-Riveira avec quatre buts dans la valise. La saison est encore longue, et c'est bien entendu sur la durée qu'il faudra juger la pertinence du pari Balotelli. Mais pour l'instant, c'est une totale réussite.

Vidéo - "Balotelli met les buts mais il a encore beaucoup de travail."

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  • La grinta stéphanoise

Il y a des soirs où rien ne va, où tout semble se liguer contre vous. Ce sont des soirs où il faut être capable d'afficher des vertus collectives supérieures à la moyenne. Malgré la faiblesse actuelle du FC Nantes, l'AS Saint-Etienne a su faire front à la Beaujoire. Trois blessés, un penalty concédé et un carton rouge, tout ça dans les 20 premières minutes de la rencontre, les Verts auraient eu de bonnes raisons de couler. Mais Ruffier a stoppé le penalty de Sala (voir ci-dessous), et les hommes de Christophe Galtier ont ensuite fait corps pour préserver ce 0-0 presque synonyme d'exploit dans le contexte particulier de ce match. L'entraîneur forézien a d'ailleurs explosé de joie comme si son équipe avait gagné 3-0 à la fin de la rencontre.

  • Le renouveau d'Angers

Belle surprise de la saison dernière, Angers a connu un début de saison compliqué (trois défaites de rang). Mais les Angevins sont repartis de l'avant et de la plus belle des manières. En gagnant face à Caen (2-1), ils ont signé un troisième succès de suite, tout simplement la meilleure série en cours en Ligue 1. Cheikh Ndoye incarne cette belle passe. Buteur lors de la première victoire de la saison (face à Dijon, 3-1), le capitaine a signé une passe décisive face aux Normands. Il pensait même avoir marqué son deuxième but mais la LFP a décidé de réattribuer la seconde réalisation angevin au malheureux Damien Da Silva.

  • Retour gagnant pour Nabil Fekir

Voilà ce qui s'appelle un retour tonitruant. Absent des terrains depuis le 27 août et sa rechute lors de la défaite lyonnaise à Dijon (4-2), Nabil Fekir a renoué avec la compétition contre Montpellier et s'est fait remarquer. Il a grandement participé à la victoire de l'OL (5-1). L'international tricolore est apparu en jambes et a provoqué un penalty qu'il a lui-même transformé (36e). Remuant et percutant pendant son heure de jeu, il s'est même offert un doublé ce mercredi soir au Parc OL. Les futurs adversaires de Lyon sont prévenus, Fekir revient en forme et compte bien le rester.

  • Les jokers bordelais

Sans Jérémy Menez, Adam Ounas (blessés) et Diego Rolan (suspendu), Bordeaux se présentait avec une attaque largement remaniée face à Metz. Mais Isaac Khiese Thelin, qui fêtait sa première titularisation, et Gaëtan Laborde, qui été titularisé pour le deuxième fois de la saison, ont su magnifiquement pallier les absences des trois animateurs bordelais. Les deux ont réussi à trouver la faille et signé lors de ce match leur deuxième réalisation personnelle depuis le début du championnat. Signe que Jocelyn Gourvennec peut compter sur eux et qu'ils savent profiter du temps de jeu qui leur est offert.

Gaëtan Laborde et Isaac Khiese Thelin sous le maillot de Bordeaux en 2016.

Gaëtan Laborde et Isaac Khiese Thelin sous le maillot de Bordeaux en 2016.AFP

Les flops

  • L'OM, que c'est faible derrière…

Pour la deuxième fois consécutive en déplacement, l'Olympique de Marseille s'est incliné 3-2 après avoir mené 1-2. Cela commence à faire beaucoup, mais avec de telles carences défensives, les Phocéens s'exposent à ce type de mésaventures. A Rennes, ils ont été totalement lâchés par leur arrière-garde. Avec mention spéciale à Hubocan. Le défenseur slovaque a d'abord commis une énorme erreur en n'appuyant pas assez sa tête en retrait pour son gardien. Résultat, ouverture du score de Giovanni Sio. Et c'est encore lui qui a provoqué le penalty égalisateur. Mais il n'a pas été le seul à défaillir : sur le troisième but, à deux minutes de la fin, où était le marquage marseillais sur Hunou ? Des faillites individuelles, pour un naufrage défensif collectif.

  • La misère offensive nantaise

Troisième match à domicile cette saison pour le FC Nantes et premier point pris, après les défaites contre Monaco et Metz. Mais difficile de voir dans ce 0-0 face à Saint-Etienne une réelle embellie. Les Verts ont donc joué à dix pendant trois quarts d'heure et, malgré cet avantage, les Canaris ont été incapables de trouver l'ouvertrue. Symbole de cette dramatique anémie offensive, Emiliano Sala. Il ne pouvait pas plus mal tirer son penalty devant Ruffier et l'attaquant argentin a d'ailleurs à peu près tout raté. Premier point devant son public pour le FCN, donc, mais pour le premier but, il faudra repasser.

  • La pelouse de Furiani (encore)

Vous allez dire qu'on radote, puisque nous avions déjà évoqué le sujet lors du précédent match à domicile de Bastia. Mais plus ça va, moins ça va. Contre Nancy, mercredi, le terrain de Furiani a atteint de nouveaux "sommets". Avec la pluie comme facteur aggravant. Résultat, un match insipide, sans but. "C'est impossible de faire trois passes", a pesté François Cicollini. L'entraîneur corse n'en peut plus. Et franchement, on le comprend.

Bastia : la pelouse de Furiani, de mal en pis

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  • Monaco tombe de haut

Monaco était leader. Monaco était invaincu. Monaco avait fait tomber le PSG. Monaco restait sur quatre victoires en Ligue 1. Monaco avait même frappé fort en Ligue des champions. Bref, personne n'avait vraiment vu venir un tel naufrage dans le derby. Certes, le déplacement à Nice s'annonçait compliqué, mais l'équipe de Leonardo Jardim paraissait trop solide se voir infliger une telle fessée par son voisin de la Côte d'Azur. Ce 4-0 sonne donc comme une gifle autant qu'une leçon pour l'ASM, qui devra vite réagir dans la semaine qui vient, d'abord en championnat face à Angers, puis contre Leverkusen sur la scène européenne.

Par Lucile Alard, Laurent Vergne et Damien Dorso

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