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Palmieri : "Ce n'est pas la première fois cette saison que des choses sortent du vestiaire"

Palmieri : "Ce n'est pas la première fois cette saison que des choses sortent du vestiaire"

Le 09/01/2017 à 16:18

LIGUE 1 - Selon L'Equipe, Julian Palmieri a été au centre d'une vive altercation, samedi, avec Patrick Collot. Le gaucher du LOSC n'aurait pas apprécié que son entraîneur le sorte lors du match de Coupe de France contre l'Excelsior Saint-Joseph. Dans l'entretien qu'il nous a accordé, Palmieri dément la version du quotidien sportif et réaffirme son attachement à son entraîneur et à son club.

Julian, quelle a été votre réaction en lisant dans la presse ce matin que vous vous seriez expliqué "tête contre tête" avec votre entraîneur ?

J.P. : Ça m'a étonné plus qu'énervé. C'est évidemment faux, je n'ai jamais manqué de respect à Pat' (Collot, ndlr) et je ne le ferai jamais. Ce qui me déçoit surtout, c'est que quelqu'un du vestiaire ait appelé un journaliste pour raconter de telles histoires. Ce n'est pas la première fois cette saison et je trouve ça lâche, petit. Franchement, celui qui a inventé ça est un sacré scénariste… Je ne vais quand même pas faire un "tête contre tête" avec mon coach !

Que s'est-il passé, alors, samedi pour que vous sortiez sans serrer la main de votre entraîneur ?

J.P. : Contre Saint-Joseph, je jouais pour la première fois à un poste que j'ai toujours rêvé d'occuper, celui de milieu défensif. Le coach nous avait donnés une consigne : harceler l'adversaire à la perte pour récupérer immédiatement le ballon. J'ai mis beaucoup d'envie là-dedans, j'ai pris beaucoup de plaisir à ce poste et je me sentais bien sur le terrain. Malheureusement, j'ai pris un carton jaune en première période. Et, en deuxième, je fais deux ou trois fautes qui font dire à l'arbitre qu'à la prochaine, il me sortirait.

Ce qui engendre votre remplacement par le jeune Vanbaleghem à la 66e minute…

J.P. : Oui, Patrick a voulu me préserver et il a eu raison. Sauf que, sur le coup, j'ai réagi avec ma passion plus qu'avec mon cerveau. J'ai eu une mauvaise réaction. J'aurais dû encourager le petit qui jouait son premier match en pro plutôt que de sortir en bougonnant. Mais ça s'arrête là. Ensuite, on discute avec le coach, il m'explique ça, je m'excuse, on se parle même au téléphone dans la soirée… Ce sont des choses qui arrivent à chaque match.

Patrick Collot (LOSC) - décembre 2016

Patrick Collot (LOSC) - décembre 2016Panoramic

Vous n'avez donc aucun problème, ce lundi, avec Patrick Collot ?

J.P. : Bien sûr que non ! Pat', c'est un mec bien et un super entraîneur. J'ai vraiment une excellente relation avec lui. Il me connaît très bien, c'est lui qui m'a relancé après le départ de l'ancien coach (Frédéric Antonetti, ndlr). Il m'a fait beaucoup de bien et je lui suis très reconnaissant pour ça. Je ne pourrai jamais lui manquer de respect. Les supporters, les gens qui me connaissent savent que je suis quelqu'un d'entier, mais j'ai beaucoup de respect pour mon entraîneur et pour mon club.

Ces derniers jours, on a aussi lu et entendu que vous pourriez quitter le LOSC dès cet hiver. Qu'en est-il ?

J.P. : Il n'en est rien. Je vais rester à Lille, c'est décidé. Il y a effectivement eu des discussions avant et pendant la trêve mais, à la reprise, j'ai rencontré la nouvelle direction du club. Et cela s'est très bien passé. Ça m'a fait plaisir de ressentir que le club comptait sur moi. On s'est mis d'accord sur le fait que j'avais encore des choses à faire et à prouver à Lille. C'est un grand club, dans une ville où je me plais, avec des gens très attachants. Je suis très content de rester ici.

Vous pourriez croiser Marcelo Bielsa, dont le nom revient avec insistance pour s'installer sur le banc du LOSC…

J.P. : Pour l'instant, il n'y a rien et j'évite d'y penser. On a un entraîneur qui est en place et on ne fait que lire et entendre des bruits… Maintenant, ce serait mentir de dire que ça ne nous rend pas curieux. Si c'est M. Bielsa qui reprend l'équipe, je suis impatient de travailler avec lui. On a tous vu les matches de l'OM sous ses ordres, j'ai encore en tête sa causerie avant le match contre le PSG… Je me souviens de matches où l'arrière gauche se retrouvait à presser le gardien, où on sentait une envie de la 1e à la dernière minute. Forcément, en tant que joueur, ça donne envie. C'est un football et un état d'esprit qui me correspondent.

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