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PSG, cinq raisons pour un échec

PSG, cinq raisons pour un échec

Le 18/05/2017 à 21:19Mis à jour Le 19/05/2017 à 09:17

LIGUE 1 - Après quatre ans de suprématie nationale, le PSG a définitivement abandonné son titre à Monaco, sacré mercredi après sa victoire contre Saint-Etienne en match en retard (2-0). C'est forcément un échec pour le club de la capitale. En voici les raisons.

1. Monaco était plus fort… et Paris l'était moins

Monaco, c'est quand même la première raison de l'échec du PSG. Avec 92 points et encore un match à disputer - donc potentiellement 95 points -, le club de la Principauté pourrait afficher le deuxième bilan de l'histoire du championnat de France et échouer à une longueur du record établi par Paris la saison passée (96 points). Avec ses 86 points, Paris aurait été sacré champion lors de sept des dix dernières éditions. Mais cette année, l'ASM était très fort. Plus fort que l'équipe d'Unai Emery.

Le PSG a concédé sa première défaite de la saison à Monaco, le 28 août 2016.

Le PSG a concédé sa première défaite de la saison à Monaco, le 28 août 2016.AFP

Aussi, le PSG n'a jamais su maîtriser son sujet et mettre la concurrence au pas comme il avait su le faire la saison passée. Paris était un peu moins performant dans tous les secteurs du jeu et son niveau collectif n'était pas aussi élevé que la saison passée. Cela s'est surtout senti dans les confrontations directes avec Monaco et Nice. Le PSG n'a pris que deux points sur douze possibles face aux deux autres équipes du podium alors qu'il avait affiché sa supériorité sur ses principaux rivaux les saisons précédentes. Ce n'était pas le cas en 2016-17.

2. Le départ d'Ibra… et même de David Luiz

Edinson Cavani n'aurait certainement pas réalisé la même saison s'il avait encore été exilé sur un côté. Si le départ de Zlatan Ibrahimovic a été bénéfique pour l'Uruguayen, il ne l'a pas été pour le club. Par son talent, son leadership et sa capacité à débloquer des situations, le Suédois s'était imposé dans l'effectif parisien comme l'individualité forte, déterminante sur les succès du PSG les saisons passées. Son absence a pesé de tout son poids dans les moments difficiles traversés par Paris.

Zlatan Ibrahimovic (PSG) contre Nantes

Zlatan Ibrahimovic (PSG) contre NantesAFP

A l'instar du départ de Zlatan Ibrahimovic, celui de David Luiz a permis à un joueur, en l'occurrence Marquinhos, d'obtenir un statut plus conforme à ses qualités et à ses performances avec le PSG. Mais il n'a pas été compensé. David Luiz n'était pas seulement important pour l'impact physique qu'il apportait sur le terrain. C'était aussi l'un des hommes forts du vestiaire parisien, l'un des plus expérimentés, et l'un des leaders. Paris a régulièrement manqué de caractère dans ses grands rendez-vous. Et David Luiz lui apportait beaucoup dans ce domaine.

3. Un mercato d'été catastrophique… pas suffisamment compensé cet hiver

Si les départs d'Ibrahimovic et de David Luiz se sont fait sentir, c'est aussi parce que les recrues, d'un calibre inférieur, n'ont pas donné satisfaction. Le mercato estival du PSG a été un échec dans ses grandes largeurs même si Thomas Meunier a su tirer son épingle du jeu au point de prendre la place de titulaire de Serge Aurier au poste d'arrière droit. Mais le Belge parait bien seul au moment de dégager les satisfactions du marché parisien.

Hatem Ben Arfa sur le banc du PSG - 2016

Hatem Ben Arfa sur le banc du PSG - 2016AFP

Hatem Ben Arfa, Grzegorz Krychowiak et Jesé n'ont en revanche rien apporté. Les deux premiers n'ont fait que de très rares apparitions dans le groupe dans la deuxième moitié de saison, alors que le troisième a été prêté à Las Palmas dès l'hiver dernier. Le mercato d'hiver justement, marqué par la signature de Julian Draxler, dont l'arrivée a apporté de la concurrence et coïncidé avec la montée en puissance d'Angel Di Maria, a permis de corriger un peu le tir. Mais le mal était déjà fait.

4. Le temps d'adaptation à la méthode Emery...

Unai Emery, c'était un changement radical par rapport à ce que les joueurs parisiens avaient connu sous l'ère Laurent Blanc. Malgré une présaison des plus prometteuses, la transition ne s'est finalement pas faite du jour au lendemain et elle a parfois été mal acceptée par le groupe. Cela s'est traduit par une première moitié d'exercice délicate marquée par quatre défaites, soit deux de plus que sur l'ensemble de la saison passée. Avant la fin du mois de décembre.

Unai Emery (PSG) - août 2016

Unai Emery (PSG) - août 2016AFP

Le stage hivernal a été bénéfique. Paris est nettement plus performant depuis le début de l'année civile. Avec 47 points pris sur l'ensemble de la phase retour, l'équipe d'Emery fait d'ores et déjà beaucoup mieux que sur les matches aller (39 points) et presque aussi bien que Monaco sur cette période (50 points). C'est bien sur ses tâtonnements de la première moitié de saison qu'elle a perdu le titre. Depuis, la formation parisienne est redevenue compétitive.

5. … et les erreurs de l'entraîneur parisien

C'est vrai qu'Emery a connu un vrai coup dur avec la blessure de Javier Pastore à la fin du mois d'août. Juste avant le déplacement à Monaco, où son équipe a concédé sa première défaite de la saison (3-1). L'Argentin devait jouer un rôle déterminant, celui de meneur, dans le système en 4-2-3-1 que souhaitait initialement mettre en place le technicien espagnol. L'ancien coach de Séville a quelques circonstances atténuantes. Mais il a aussi commis des erreurs.

Si le recrutement parisien a été un fiasco, sa gestion, notamment du cas Ben Arfa, y est aussi pour quelque chose. Ce n'était pas vraiment faciliter les choses pour l'ancien Niçois que de l'utiliser à un poste qui n'est pas le sien, à la pointe de l'attaque, puis de l'écarter du groupe un gros mois après le début de la saison. A l'inverse, il a toujours maintenu sa confiance à Angel Di Maria malgré des performances qui ont plombé Paris dans la première moitié de saison. Dans ses plans de jeu, dans son coaching, dans sa gestion du groupe, Emery a fait des mauvais choix. Le PSG les a aussi payés.

Angel di Maria et Unai Emery lors de Guingamp - PSG en Ligue 1 le 17 décembre 2016

Angel di Maria et Unai Emery lors de Guingamp - PSG en Ligue 1 le 17 décembre 2016Panoramic

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