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PSG-OL (2-1), l'antisèche : Il fallait Pastore pour redonner le sourire au PSG

L'antisèche : Il fallait Pastore pour redonner le sourire au PSG

Le 20/03/2017 à 01:00

LIGUE 1 - Eblouissant, Javier Pastore a guidé le PSG vers une victoire capitale face à Lyon (2-1), dimanche soir au Parc des Princes, car elle lui permet de rester au contact de Monaco dans la course au titre. L'Argentin, si souvent blessé cette saison, a montré à quel point il pouvait être influent sur le jeu de son équipe et sur ses résultats quand il est au sommet de sa forme. Notre antisèche.

Le jeu : L'OL était trop joueur

Lyon avait un projet de jeu ambitieux et il a fonctionné. Mais pendant vingt minutes seulement. Les Lyonnais aurait probablement dû capitaliser sur l'avantage pris en début de match. Ils n'avaient pas les jambes pour tenir ce rythme et le 4-4-2 mis en place par Bruno Genesio s'est rapidement transformé en un 4-2-4 suicidaire. Car Paris a pu trouver des situations de supériorité numérique sur chaque sortie de balle. Le talent de Javier Pastore a fait le reste pour permettre au PSG de renverser la situation. Et de gérer le score dans une seconde période bien moins enlevée.

Les joueurs : Pastore a rayonné

El Flaco a été le grand artisan de la victoire parisienne. Dans ce 4-2-3-1 qui lui convient si bien, l'Argentin a affiché un grand volume de jeu et brillé par sa créativité, illustrée par ses deux passes décisives. Adrien Rabiot a été précieux à la récupération et décisif avec le but de l'égalisation, tandis qu'Angel Di Maria et Julian Draxler ont été performants. Serge Aurier, en difficulté en début de match, a su monter en puissance et animer le côté droit. Thiago Silva a signé une prestation sans fioriture en défense. Marco Verratti a en revanche été un cran en dessous de son niveau habituel.

Javier Pastore a régalé face à l'OL

Javier Pastore a régalé face à l'OLPanoramic

A l'OL, Alexandre Lacazette a posé des problèmes à la défense parisienne et fait un bon travail sur Verratti. Il a ensuite faibli, puis laissé sa place sur blessure. Anthony Lopes a signé des parades importantes pour maintenir l'OL dans le match, tandis que Rafael s'est bien battu sur son côté droit. Maxime Gonalons, malgré une bonne prestation, n'a jamais su régler le problème Pastore, pas plus que Corentin Tolisso. Mais la plus grosse déception vient de Memphis Depay, très loin du niveau affiché la semaine passée face à Toulouse (4-0).

Le facteur X : Le bon choix de Turpin

Il y a eu un tournant dans ce match quand Depay s'est écroulé dans la surface après avoir crocheté Kevin Trapp pour s'ouvrir le chemin du but (38e). Clément Turpin a fait le bon choix. Déjà parce qu'il n'a pas sifflé un penalty qui n'existait pas, l'Allemand n'ayant pas touché le Néerlandais. Aussi parce qu'il n'a pas averti l'attaquant lyonnais, tombé dans son élan avant de tenter de se relever pour finir son action. Une bonne décision sur une action déterminante, car elle est intervenue juste avant le deuxième but parisien.

Memphis Depay en duel avec Kevin Trapp

Memphis Depay en duel avec Kevin TrappAFP

La stat : 8

Quand Pastore est là, tout va. Le stratège parisien, dont la saison a été minée par les blessures, n'était titulaire que pour la huitième fois toutes compétitions confondues en 2016-17 lors de ce match face à Lyon. Et le PSG s'est imposé à chaque fois.

Le tweet gênant

La décla : Unai Emery (entraîneur du PSG)

" C'est un joueur différent, mais qu'on doit bien protéger. Parfois, il a quelques douleurs, et nous avons été privés de Pastore pour beaucoup de matches. Mais quand il peut jouer, c'est un joueur spécial."

La question : Pastore peut-il changer le destin du PSG dans la course au titre ?

Pastore a donné au PSG son premier sourire depuis l'humiliation traumatisante de Barcelone et c'est déjà beaucoup. L'Argentin a cette capacité à faire jouer cette équipe, à lui permettre d'exploiter au mieux ses talents offensifs. Ce n'était pas aussi net face à Lorient (1-2) la semaine passée que cela l'avait été à Marseille (1-5) le mois dernier. Mais c'était vraiment criant face à l'OL. L'équipe d'Unai Emery peut jouer de différentes manières avec El Flaco, aligné en soutien de Cavani dans un 4-2-3-1 ou sur le côté gauche dans un 4-3-3. Mais, quelle que soit la configuration, elle est toujours plus inspirée.

La question concernant Pastore, c'est évidemment sa durabilité. S'il est enfin épargné par les blessures, il sera un atout très important pour le PSG dans la quête d'un cinquième titre consécutif tant il donne une autre dimension à l'animation offensive parisienne. Il peut lui permettre de hausser son niveau de jeu et de laisser un minimum de points en route d'ici à la fin de la saison. C'est la limite de l'impact qu'il peut avoir dans le destin du PSG pour la course au titre. Car les clés de ce destin sont dans les mains des Monégasques pour le moment.

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