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Après Strasbourg - OM (3-3) : Mitroglou, ça change déjà beaucoup

Mitroglou, ça change déjà beaucoup

Le 16/10/2017 à 09:13

LIGUE 1 - Buteur pour sa première titularisation en L1 avec l’OM, Kostas Mitroglou a été le sauveur d’une formation séduisante offensivement mais fébrile derrière face à Strasbourg (3-3), dimanche soir. Et le profil du Grec, qui manquait au club marseillais, semble déjà collé au 4-2-3-1 olympien.

C’est à ce genre de réalisation qu’on reconnaît un vrai buteur. Un placement parfait, une tendance à suivre les frappes et l’instinct du chasseur : voilà comment Kostas Mitroglou s’est retrouvé propulsé sauveur d’un OM en perdition défensive face à Strasbourg (3-3), dimanche soir en clôture de la 9e journée. En fin de match, dans un temps fort marseillais, le Grec a eu le mérite de rester les yeux rivés sur le ballon après la frappe lointaine de Jordan Amavi, mal repoussée par Kamara, pour remettre les deux équipes à égalité (3-3, 88e).

Un but de chasseur opportuniste qui est venu récompenser une prestation inégale mais très encourageante pour l’ancien buteur de Benfica. Après son retour en forme avec la sélection grecque, Mitroglou a été préféré à Valère Germain et Clinton N’Jie, titulaire à gauche, pour occuper la pointe de l’attaque. Et Rudy Garcia ne s’est pas trompé. Depuis des semaines, le coach marseillais n’avait cessé de répéter qu’il manquait un profil de vrai 9, habile dos au but et puissant, à son équipe. La prestation du Grec ne le contredira pas.

Le 4-2-3-1 marseillais lui va à merveille

Face à Bakary Koné, qui lui a imposé un combat physique dès la première minute, Mitroglou a joué avec ses armes. Puissance, jeu de tête et remises dos au but ont ainsi rythmé sa première mi-temps. Sur l’ouverture du score marseillaise, c’est lui qui décale parfaitement Amavi sur le côté gauche avant de proposer une solution dans l’axe, ouvrant l’espace à Payet, venu conclure au premier poteau (0-1, 5e). Une illustration de son intelligence de jeu et d’une justesse technique réelle. Ce n’est pas impressionnant, ni flashy, simplement efficace. Ce qu’on demande à un "vrai 9", en somme.

Sur le deuxième but marseillais, c’est l’expérience et la roublardise qui ont parlé. Et, là encore, ce sont des qualités que tous les bons buteurs ont en stock. Au duel (musclé) avec Koné, Mitroglou a été à la limite, a tiré le maillot de l'ancien Lyonnais et l’a suffisamment déstabilisé pour qu’il dévie le centre de Sanson dans ses propres buts (1-2, 60e). Du vice et un grand sourire derrière pour affirmer au milieu marseillais qu’il n’avait pas touché le ballon.

Sa présence dans la surface et la mobilisation des défenseurs adverses ont permis à l’OM de beaucoup insister sur les côtés et à Payet de se balader entre les lignes. De nombreux centres ont d’ailleurs cherché l’ancien de l’Olympiakos (84e, 91e). Tout n’est pas parfait dans l’animation, certes, mais Mitroglou semble à même d’assumer le sale boulot d’attaquant de pointe. Son entraîneur l'a confirmé après coup : "ll était dans presque tous les bons coups. Il peut faire un peu plus et un peu mieux, mais il faut lui laisser du temps. Ca reste une bonne première."

Mais Mitroglou a aussi croqué

Cependant, Marseille aurait pu (dû ?) gagner ce match. Malgré sa fragilité défensive abyssale. Et Mitroglou, quelque part, est aussi coupable. Le Grec a aussi raté des occasions toutes faites. D’abord en ratant son face à face avec Kamara après un magnifique travail de Payet (37e). Seul face au jeune gardien, il a choisi l’option de la frappe glissée entre les jambes qui a finalement terminé en corner.

Puis, c’est son manque de vitesse d’exécution qui a pénalisé l’OM. Après un beau mouvement du duo Thauvin-Payet, le Grec n’a pas été assez prompt pour tirer en pivot et a vu Lala contrer sa tentative (73e). Au final, pas de surprise concernant son profil : Mitroglou est bien l'avant-centre espéré, un joueur de surface qui aime bastonner avec son défenseur direct et qui sent le but. Des doutes entouraient sa venue. S’ils ne sont pas tous levés, ils risquent cependant de vite se dissiper s’il répète ce genre de prestation. Et pourquoi pas dès dimanche prochain au Vélodrome, face au PSG ?

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